Blog de Jean-Luc Deroo, Maire d'Halluin

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mardi, janvier 24 2012

Aux militants de la Xème Circonscription

Chers amis, chers camarades,

I have a dream. Yes, we can ! Ces mots, ce sont aussi les nôtres, maintenant. Depuis avant-hier, depuis hier, notre rêve s’inscrit dans notre réalité. La France pourra à nouveau respirer. Car nous sommes la France. Notre côté gauche ne sera plus atrophié. Notre cœur pourra battre, libéré, le 6 mai. Oui, notre rêve est là à portée de voix, à portée de réussite. Notre rêve par lequel tout a commencé pour faire reculer la fatalité.

Aux dédaigneux, aux grincheux, le dramaturge anglais Shakespeare, cité avec bonheur par François Hollande hier, rétorque : « Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve ».

Il a écrit aussi : « il ne suffit pas de parler, il faut parler juste. » Je paraphrase : « Il ne suffit pas de parler, il faut penser juste. » Et j’approuve qu’avant de prendre toute décision, il faut se poser la question : est-ce que c’est juste ? Juste, pour qui ?

Nous les connaissons bien ceux qui, avec nous, construisent la solidarité, la fraternité, l’égalité, la vraie richesse, la vraie vie ensemble. Ils sont dans nos quartiers. Ils sont dans nos entreprises. Ils sont dans nos bureaux et services. Ils sont sans emploi. Ils vivent dans leur chair les inégalités, les exclusions, les relégations. Ils veulent des lendemains. Ils sont une force. Et parfois, ils ne le savent pas. Et parfois, ils ne le savent plus.

Notre rêve : rassembler. Notre rêve : être debout. Notre rêve : redresser.

C’est maintenant notre temps à nous. Celui de faire changer. Celui de faire reculer et plier la finance aveugle qui rend exsangue et invalide. C’est notre temps à nous. Celui de redonner espoir. Celui de ne laisser personne sur le bord du chemin. C’est notre temps à nous. Celui de rendre nos villes solidaires. Celui de l’égalité.

Avec nos équipes, de toutes les villes de la circonscription, nous serons là pour proposer, pour tirer vers le haut, pour rechercher la confiance. Les défis et les enjeux sont bien présents. Nous ne les connaissons que trop. Oui, le peuple de France, les peuples de l’Europe, ont besoin de notre victoire. La victoire à l’élection présidentielle, si désirée, dans un contexte pourtant tellement difficile, la victoire de François Hollande sera notre victoire de la gauche rassemblée. Nous sommes là, militants, battants, décidés, et déterminés. Nous ferons campagne pour forcer les décisions en mai et en juin. De l’Elysée à la Place de la Concorde. Zina à l’Assemblée nationale, tu porteras les couleurs septentrionales de la France. Nous sommes là, forts et fiers de participer au raz de marée du changement. J’ai fait un rêve. Celui de Paul Eluard. C’est la chaude loi des hommes, de changer l’eau en lumière, et le rêve en réalité.

Tourcoing, le 23 janvier 2012, Jean-Luc Deroo

dimanche, janvier 8 2012

Vœux aux associations 2012

Monsieur le député, Monsieur le conseiller régional, Madame la conseillère générale de Tourcoing Nord, Monsieur le conseiller général de Tourcoing Nord-Est, premier adjoint de la Ville de Tourcoing, Monsieur le maire honoraire, cher Alex Faidherbe,

Messieurs les maires du syndicat Lys Nord Métropole

- Jean-Jacques Veroone, maire de Warneton - Alain Detournay, maire de Comines - Jean-Gabriel Jacob, maire de Wervicq-Sud - Jean-Pierre Brand, maire de Bousbecque Mesdames et Messieurs les élus de la Ville d’Halluin, adjoints et conseillers municipaux, Mesdames et Messieurs les administrateurs du Centre communal d’action sociale, Mesdames et Messieurs les présidents et membres des associations, Monsieur le trésorier principal, M. Jean-Michel Lenglet Monsieur le Commissaire de Police, Olivier Dimpre Madame la directrice de la direction territoriale d’action sociale Monsieur le responsable des commissariats subdivisionnaires, Commandant Verquin, Mesdames et Messieurs représentant les corps constitués, Monsieur le conseiller au Conseil économique et social régional, Monsieur le conseiller à la Caisse d’allocations familiales, Mesdames et Messieurs les représentants de la presse locale, Monsieur le directeur général des services, Madame la directrice du CCAS Madame la directrice de cabinet, Mesdames et Messieurs les chefs d’établissements scolaires, Nos jeunes amis du CMEJ récemment élus, Mesdames et Messieurs les agents de la Ville d’Halluin Mesdames et Messieurs les reporters de Cinélys, Chers amis de l’Harmonie municipale, Cher Monsieur Cornille, président de l’Harmonie, et également musicien,

A vous tous qui êtes présents,

Le Conseil municipal et moi-même nous vous apportons nos vœux pour cette nouvelle année qui commence.

C’est à cette fin que la tradition nous réunit dans cette salle du Manège, décorée avec tant de soins par les équipes de notre Ville.

Dès lors, c’est l’occasion de se redire les mots valeurs qui nous portent tous les jours, mots d’espoir, mots de paix, mots d’encouragement, mots de solidarité. Comme a écrit Pablo Neruda, ce grand poète chilien soutien de Salvador Allende, ces mots sont à entendre comme un collier infini empreint d’une affection donnée, sollicitée, éprouvée.



Bien sûr, 2012 est une année importante. C’est une année de rendez-vous essentiels. Bien des enjeux sont à portée de vote pour notre pays, pour l’Europe, pour le monde…

Comme nous ne sommes pas de ceux qui attendent des hommes providentiels pour changer le cours des choses, nous observons les réalités, nous regardons les difficultés, nous engrangeons les succès, et nous créons où nous sommes le sens de l’histoire.

Acteurs dans la vie de notre ville, nous favorisons les histoires de vies, nous donnons du corps à l’histoire de nos associations, histoire de groupes et de collectifs, histoire animée par l’esprit des femmes et des hommes soucieux d’exprimer leurs convictions et de construire leur destin, sans trop d’entraves ! Combien d’idées géniales ont été concrétisées par ceux qui se sont mis en route, syndicalistes, membres de la société civile, porteurs de projets, coopérateurs de mouvements…Rares sont ceux qui cherchent à les reconnaître durablement et à leur assurer les moyens de leurs missions. Tel n’est pas le cas dans notre ville, et c’est avec fierté que nous pouvons prévoir les vingt années d’existence de l’EPI, ce haut lieu social, qui structure tant d’années de combats, tant d’accords collectifs, tant d’attention à ceux qui ont besoin de justice et de liberté.

Comme notre ville est riche d’associations, elle fête volontiers leurs anniversaires.



Trente années, c’est déjà une belle histoire. La naissance était hier. Notre Harmonie municipale a trente ans et l’a fait partager. Merci à Dominique Cornille d’avoir retracé l’histoire de notre harmonie qui nous est chère, chère à notre cœur évidemment, ici même, répondant à mon invitation d’ouvrir à double titre cette séance de vœux, comme une reprise des si beaux spectacles dont ils nous ont régalés. Comme dans un opéra, l’ouverture de notre cérémonie a été exécutée magistralement par nos musiciens sous la conduite de leur chef Jean-Noël Oldman. Et pour parfaire, nous avons écouté l’hymne de leur président Dominique Cornille.

Oui, cette année est placée sous l’ouverture de la musique et de son expression. Il y a dix ans, c’était l’inauguration de ce pôle musical, tant apprécié dans le quartier de la rouge porte, avec cette salle de l’Harmonieuse, dont le nom résonne comme une belle entente et une promesse. Quel beau pari que d’avoir investi dans ce lieu comme dans l’école de musique, la Schola !

Il n’y pas de fête sans musique, et nous pouvons dire que nous sommes dotés dans la Vallée de la Lys de groupes de grands talents, harmonies et philharmonie, chorales, sociétés, formations en ensembles. Halluin n’est pas en reste avec ses associations qui font rayonner notre ville aux quatre coins de la métropole et d’ailleurs, La Lyre à la renommée sans égale, la Chorale du Mont, qui a pris son envol vers l’excellence, la société des accordéonistes, prestigieuse évidemment, les Amis d’en haut, Hugues Fantino, et les musiciens de l’Harmonie, qu’on retrouve avec bonheur dans les rythmes de l’année. Sans oublier les groupes de jeunes qui, avec leur adhésion à la Mjc-Centre social, bénéficient des installations de la salle de répétition tout à fait adaptée aux amplifications. Groupes heureux de célébrer Euterpe, la muse de la musique, avec à leurs têtes des chefs de grande qualité, bien sûr, qui insufflent, provoquent, dynamisent, rivalisent et triomphent avec fierté. L’œuvre est ainsi accomplie, qui vient faire sortir de chez eux ceux que la culture n’est pas venue cueillir au berceau.

Aussi, formons le rêve d’une expression culturelle de haut niveau à partir de cette pratique musicale ambitieuse dans notre Vallée de la Lys, terreau d’une offre audacieuse qui assure tradition et modernité, rayonnement et accueil, associant les « passionnés » des notes et des dièses, des tons majeurs et mineurs, du soprano à la basse à la recherche d’un public qu’il faut fidéliser et enthousiasmer.

Une ville comme la nôtre, un territoire comme le nôtre a besoin d’associations vivantes, expressives, à l’affût d’idées nouvelles, qui s’adaptent, qui innovent, qui proposent. Que serions-nous sans cette vie associative, dense, chaleureuse, soutenue ? Que serait une ville sans le souffle ?

Participant à la cérémonie linselloise, j’ai entendu jeudi 28 décembre dernier Jacques Remory, maire de Linselles, faire écho à la vie associative de sa commune. Les termes prononcés sont ceux que nous tenons avec constance, et aussi avec vigilance. Une association, c’est d’abord des bénévoles. Bénévoles, parce qu’ils le veulent bien, disent certains ! Nous ne dirons jamais assez notre reconnaissance à l’égard de ceux qui comme vous tous donnent du temps, de l’énergie. Les bénévoles responsables se projettent et portent leur association, comme la prunelle de leurs yeux. Ils disent parfois indépendance, autonomie, et ils savent bien que s’il n’y avait pas une politique municipale digne de ce nom, qui entreprend avec eux, qui les soutient, qui les assemble, qui met à disposition, qui organise, très vite ils perdraient pied, ils baisseraient pavillon, ils disparaitraient dans la masse des « ya ka ». Une politique municipale, c’est assurément du temps donné et de l’énergie déployée.

Permettez un clin d’œil particulier aux élus qui savent ce que veut dire disponibilité, et qui ont le souci permanent de chacune et de chacun de vous. Il est adjoint aux associations et aux fêtes, Jean-Claude Klimanek. Adjoint à la vie sportive, Didier Delahousse. Adjoint à la culture, Laurent Caure. Conseiller aux échanges internationaux, Jean-Claude Hazebroucq. Adjointe à la vie sociale, Jocelyne Lefebvre. En les citant, je souligne l’esprit d’équipe qui anime les conseillers actifs de l’équipe municipale comme également leur volonté de proximité dans leurs rencontres avec les associations !

Quelle diversité de talents dans une équipe municipale comme dans la ville, avec des centres d’intérêt qui souvent forcent l’admiration et encouragent à vivre le quotidien, quand celui-ci se fait rude, et ne donne pas de grandes perspectives, ni ne dégage d’horizons ?

La vie sociale…Bien nécessaire ! Le site « abbé Pierre », qui regroupe nos associations caritatives, et abritera l’épicerie solidaire, est devenu un lieu remarquable de notre ville, une pierre de touche, une pierre angulaire aussi car, avec le CCAS, c’est bien notre vocation humaine qui s’enracine dans la solidarité, en s’opposant à l’égoïsme, qui fonde la fraternité, en luttant contre l’individualisme. C’est bien là un enjeu crucial de société de vivre ensemble. Notre volonté de créer ce « Vivre ensemble », c’est comme je le disais tout à l’heure donner du crédit et la parole à ceux que l’élite dédaigne volontiers.

Une société qui exclut et qui stigmatise, qui désigne et qui s’arroge le droit de désigner les vainqueurs de la course à la consommation, une société qui porte secours aux banquiers et qui relève le prix des denrées et services de première nécessité, une société qui protège les profits et fait ployer les plus faibles, cette société ne ressemble-t-elle pas à cette gravure que chacun a pu analyser dans sa jeunesse en feuilletant les livres d’histoire où l’on représentait un Tiers-Etat courbé, sur lequel s’asseyaient sans vergogne et le clergé et la noblesse.

Oui, nous rencontrons la misère. Oui, nous portons secours et assistance. Premiers devoirs d’une humanité à la française qui célèbre avec fierté les valeurs de sa République. Notre attention va d’abord à ceux-là qui ont besoin d’une approche collective et qui relèvent la tête, comme ceux qui ont renversé ici et ailleurs leurs tyrans, leurs dictateurs. Indignés, nous le sommes souvent devant le gaspillage, la profusion, et l’état abîmé de notre planète. Indignés nous le sommes également devant les décisions qui protègent les uns en prenant dans la poche des autres. Indignés, nous le sommes surtout quand le manque de considération de l’urgence des moyens pour assurer l’éducation, la santé, la sécurité est la marque d’un libéralisme qui fixe obstinément la ligne des courbes qui clignotent comme autant de feux rouges !

Avec l’insistance de notre adjoint à la vie économique, Marc Desbuquois, nous poursuivrons notre approche concernant le commerce local en nous inscrivant dans une nouvelle démarche soutenue par le fonds d’intervention national, le FISAC.

L’attention est toujours aussi soutenue dans les grands dossiers regroupés dans l’expression « agenda 21, développement durable ». Le dynamisme de nos élus, Alain Cappe, Hamza El Kostiti, Catherine Vanthomme, est exemplaire et permet le développement de nos actions sur notre territoire local, en y associant de manière volontaire les agents municipaux.

Je me permets d’insister sur l’envergure de notre équipe soudée et rassemblée. Avec Bérénice Bousse, Maria Ascension Deblock, Jean-Louis Leoen, Françoise Verein, Michèle Nollet, Claudette Lebas, je tiens à les citer, nous poursuivrons toutes les actions initiées dans la lutte contre l’habitat insalubre, la ville étant pilote dans ce dossier communautaire, dans le domaine de l’accessibilité, dans celui de l’apprentissage du néerlandais, dans l’approche résolument féministe des préoccupations sociétales, dans le développement de la ferme du Mont Saint Jean, des écolodges, des espaces naturels de notre ville.

Ensemble, nous construisons la paix sociale, en misant sur l’imagination et la bienveillance, en proposant et en allant de l’avant.

Nous avons déterminé nos objectifs, nous les avons proposés, vous les avez adoptés, et évidemment notre contrat de 2008 se finalise. Je ne vais pas entonner la liste à la Prévert. Je ne mets pas en doute votre capacité à saisir les évolutions et les changements. J’insiste cependant sur quelques aspects qui vont alimenter encore quelque temps les conversations.

La piscine va entrer dans sa rénovation après tout le temps qu’il aura fallu pour définir le programme des travaux, et s’assurer du fonds de concours communautaire. Le permis de construire vient d’être déposé, et s’il n’y a pas d’encombres, les travaux démarreront au printemps.

La place Jacques Delors va entrer dans sa phase d’exécution et avec bonheur prendra ses aises dans le no man’s land actuel. Cette place Jacques Delors, transfrontalière, sera limitée du côté français par un rez-de-chaussée commercial, utile. Bien sûr, du logement sera proposé pour permettre notamment l’accessibilité au centre ville de ceux qui, vieillissants, sentent la nécessité de venir profiter des installations de proximité. Sur cette place, viendra se loger une maison du transfrontalier, centre d’accueil et de ressources, notamment pour ceux qui, en France ou en Flandres, exercent leur activité et assurent le développement de notre Eurométropole. Nous avons lancé le défi d’une pose du premier pavé de la place le jour la fête de l’Europe, le 9 mai prochain.

La maison de la petite enfance Denise Dansette- D’Huyveter va trouver un complément, elle qui dispose déjà de la halte-garderie les p’tits mômes à son actif. En effet, pour répondre aux besoins de garde de plus en plus exprimés par les jeunes parents, souvent salariés, il est nécessaire de concevoir un espace que certains dénomment « multi-accueil ». L’emplacement prévu fait l’objet d’études architecturales en avant-avant projet de sorte que nous puissions lancer le dossier auprès des financeurs que l’on attend généreux, Conseil général, Caisse d’allocations familiales, Etat. Gaelle Thual, adjointe à le petite enfance, s’y emploie avec ténacité.

La nouvelle salle Persyn prend forme. Sa mise en activité permettra de libérer les espaces du centre culturel Albert Desmedt afin de développer notre bibliothèque et d’y loger les cyber-centres, lieux ressources utiles également pour toutes les recherches et les formations que le numérique propose avec souplesse. Dans le même mouvement, les archives municipales trouveront leurs aises à côté de la maison des échanges internationaux, dans l’ancienne salle Persyn devenue dès lors disponible. Et sur le site Condorcet, nous pourrons déployer les moyens nécessaires aux associations lorsqu’elles souhaitent disposer des lieux adaptés pour leurs assemblées générales et autres réunions tout autant nécessaires.

Afin de déployer les activités des services de la Ville, nous finalisons les aménagements des ateliers municipaux, certainement sur le site du Front de Lys, sur des terrains propriété ville, avec l’intention d’accélérer les approches perçues comme trop lentes de la part de ceux qui ont pour fonction de décider des aménagements permettant le développement économique. D’autre part, la Caisse d’assurance maladie a décidé de regrouper ses services tout en restant présente par son antenne sur notre ville. Aussi, nous envisageons l’acquisition opportune de ce site rue du 11 novembre en souhaitant doter notre conseil municipal d’une salle de délibérations plus spacieuse, pouvant accueillir les futurs trente cinq conseillers municipaux qui auront à siéger lors du renouvellement de 2014, et ainsi améliorer les locaux de notre hôtel de ville.

Bien sûr, comme je viens d’y faire allusion, nous travaillons avec les services communautaires et les promoteurs et bailleurs pour considérer toutes les évolutions et travaux. Certes nous aurions tort de ne pas nous féliciter avec les 99 % d’halluinois satisfaits des travaux réalisés par le Conseil général sur l’ex RN 17 devenue route départementale 617, accessible aux convois exceptionnels et donc aux engins agricoles, n’est-il pas. Dire qu’il s’agit là d’une belle réalisation, c’est effectivement une lapalissade, tellement nous attendions la restructuration de cette voirie assurant confort et sécurité aux piétons et cyclistes !

Bien sûr la démolition de la friche de la rue du 11 novembre donnera à cette rue un aspect centre ville tout à fait remarquable avec la mise en place de logements aérés et confortables en complémentarité avec le site Pompidou. Et nous sommes sûrs que les travaux de voirie réalisés dans le quartier de la Rouge Porte et de la rue Gabriel Péri sont de bon aloi. Je n’oublie pas les approches concernant l’espace de la halle NKong Zem, avec la mise à disposition d’un véritable espace de stationnement et d’un square à utiliser sans modération par les jeunes parents qui ont investi ce quartier. Notre équipe ferronnerie est à l’œuvre, avec la bienveillance de notre conseiller aux travaux, Jean-Pierre Vercruysse.

Le dossier « Très haut débit » est dans le fourreau de la fibre optique. A notre initiative, de nombreux maires de la Communauté ont fait considérer ce dossier dans toutes ses dimensions, et la décision du 1er juillet 2011 est tout à fait active. Stéphane Bedleem surveille jalousement tous les tenants et les aboutissants de ce lourd dossier, essentiel pour l’avenir économique et commercial de notre territoire, et attendu par de nombreux habitants de notre ville demandeurs de plus de rapidité, de plus de confort, de plus d’amplitude, et davantage d’accès dans ce moyen de communication qu’offre Internet à notre planète. S’inscrire dans la démarche très haut débit n’est plus un rêve. En bénéficier le plus tôt possible est maintenant devenu notre réalité. Attention cependant à ce que nous n’ayons à souffrir des vicissitudes de la concurrence et des réflexes possessifs des opérateurs traditionnels.

20 301 habitants, c’est, au 1er janvier 2009, le résultat du recensement de la population par l’INSEE. Nous augmentons de « 245 habitants inséiques » en nous installant durablement dans la strate des villes de plus de 20 000 habitants.

Cette année 2012 sera marquée encore et toujours par un regard porté avec détermination sur la situation des jeunes, de plus en plus fragilisés. Avec nos collègues Yasmina Chigri, Fatima Guettaf, nous poursuivrons les approches concertées.

La prochaine publication de notre Projet éducatif communal, en cours de finalisation sous la responsabilité de Laurent Caure, adjoint à la Culture, soutiendra le sens des actions santé, pilotées par Jennifer Lacroix, conseillère déléguée, favorisera les soutiens aux projets pédagogiques des écoles, impulsés également par Fabrice Varrasse, adjoint à la vie scolaire, contribuera à la préparation du sixième forum « parentalité » qui se tiendra en novembre prochain avec le concours des ateliers parents. C’est dans cet esprit également que nous développerons de nouvelles actions en matière de sécurité routière, concoctées par notre conseiller Thierry Demeester. Les conseils avisés de la commission extra-municipale animée par Jacques Vanoverberghe, adjoint influent à l’urbanisme et à la circulation, sont souvent à l’origine de bien des démarches pertinentes en direction des instances de la Communauté urbaine, responsable en la matière.

Cette communauté urbaine nous concerne dans la plupart des aspects de notre vie halluinoise. Elle est puissante dans ses actions, déterminée dans ses choix, lorsque ceux-ci sont vraiment partagés. La recherche des territoires fonde bien des interventions, par la réalisation des fameux contrats, sur lesquels se construisent les priorités. L’organisation de cette communauté comme sa gouvernance font partie des préoccupations et nous obligent parfois à l’expression. Nous ne pensons pas que la discipline de groupe entraîne de fait l’allégeance, qui est la première forme de la soumission.

Halluin est située dans le territoire tourquennois, séparée de ses villes consœurs constitutives de la Vallée de la Lys. Nous voulons promouvoir cette Vallée de la Lys parce qu’elle est un bassin de vie, un bassin identifié par ses caractéristiques industrielles, ses commerces, ses infrastructures. Notre volonté de donner vie à ce territoire est portée par la volonté des maires des communes qui entendent s’associer dans ce destin. Euralys désigne cette force de proposition économique, comme on dit naturellement ailleurs Euralille, Euratechnologies, Eurasanté…Nous sommes dans l’Eurométropole, au cœur de cette eurométropole, et c’est ce développement que nous voulons assurer par des actions concrètes, visibles, et unifiantes. Cette perspective, qui s’inscrit dans la géographie de notre territoire, à la fois très agricole, à la fois très urbain, à la fois industriel et de services, à la fois résidentiel et d’habitat, cette perspective est celle qui nous donne une force unique et qu’il nous faut imposer dans le paysage métropolitain. C’est le gage de moyens nouveaux et d’actions innovantes, centrés sur la Lys, centrés sur les espaces naturels, qui font du parc de la Lys et du pays du Ferrain une réalité bientôt incontournable, reliant ainsi les prés du Hem d’Armentières, et les espaces structurants de la Flandre voisine.

Oui, la Vallée de la Lys est un cœur qui bat au rythme des événements qui nous atteignent.

En ce moment même, à Linselles, nombreux sont ceux qui entourent les familles d’Antoine de Léocour et de Vincent Delory, pour inaugurer la stèle qui rappelle le drame de la mort de ces deux jeunes pris en otage. Nous partageons bien sûr leur émotion ici même.

Oui, la Vallée de la Lys sait aussi s’organiser pour se donner des structures modernes d’intervention. Le Centre d’incendie et de secours est bien installé à Bousbecque, profitant de la fameuse route créée par le conseil général, et à laquelle sur Halluin nous avons donné le nom de boulevard de l’Eurométropole.

Oui, la Vallée de la Lys sait se regrouper, avec des actions comme le CLIC, animé par notre collègue Jean-Pierre Brand, comme le CISPD, que j’anime. Oui la Vallée de la Lys sait préparer l’avenir en préparant collectivement notre inscription dans le futur schéma de cohérence et d’organisation territoriale de notre métropole.

Oui, la Vallée de la Lys sait porter les dossiers lourds de l’emploi et de l’insertion, engagés que nous sommes dans les fonctionnements de la Mission locale Tourcoing-Vallée de la Lys, de la Maison de l’Emploi Lys – Tourcoing, du plan local d’insertion. Dossier essentiel et qui trouve son prolongement à la Région Nord-Pas de Calais et à la Communauté urbaine, sans oublier les comités locaux présidés par les conseillers généraux. Je sais pouvoir compter sur la présence de Jean-Gabriel Jacob, maire de Wervicq dans ce dossier.

Pour poursuivre la métaphore de l’orchestre d’harmonie, s’il y a un chef, il y a les musiciens, et les partitions. Même s’il y a dans le conseil municipal des dissonances qui proviennent certainement des partitions différentes à jouer, la ville d’Halluin avance au fil des projets et propose sa musique. Etre élu aujourd’hui, ce n’est pas toujours bien facile. Dernièrement, la plainte déposée par l’une des nôtres à la suite d’une vive altercation sur des espaces presque publics, a fait l’objet de dérision de la part de lecteurs indélicats, qui, comme les auteurs lillois des articles publiés, ont préféré ne pas prendre contact avec la victime, accordant ainsi beaucoup d’honneur à un coupable, déjà bien connu pour ses accès de violences répétés. Où, dans cette affaire, et dans les colonnes, se situe ce fameux débat contradictoire si souvent réclamé ? Et comment ne pas demander de la retenue à ceux qui s’expriment sur des faits qui se sont déroulés, sans en être les acteurs ou les témoins, et à partir desquels, bien sûr, en distordant l’événement évoqué, s’articulent dénigrement, suspicion, dévalorisation de fonctions. Le droit à l’expression est-il synonyme du droit au mépris ? Les élus perdent-ils avec leurs fonctions le droit au respect pour eux-mêmes et leur famille ? Ne sont-ils plus des personnes, affirmant le sens de valeurs, qu’ils ont souvent reçues de leur éducation et qu’ils ont trempées au creuset de leur engagement, valeur de disponibilité, d’honnêteté, de sens des autres ? N’ont-ils pas le droit eux aussi aux égards que la politesse exige et que la bienséance commande ?

Pour reprendre un beau slogan, nous préférons vraiment dire nos souhaits avec des fleurs. C’est bien en ce sens que, pour donner de l’éclat à notre Ville, à notre territoire, nos agents municipaux rivalisent et offrent à nos yeux des sites respectés. L’attribution de la deuxième fleur est une bien jolie récompense, couplée avec le prix attribué aux jardins familiaux. Merci à tous ceux qui, à l’unisson, contribuent à ce « mieux vivre ensemble »

Aussi, j’espère pouvoir nous retrouver le jour de la fête de la musique autour de l’œuvre réalisée par Richard Sobus et les ateliers municipaux au rond-point de la rue d’Oer-Erkenschwick et de Linselles, associant musique et art dans un même mouvement !

2012, une année qui porte nos espoirs. 2012 une année à vivre pleinement.

Meilleurs vœux à vous tous ici et aux halluinoises et halluinois. Meilleurs vœux personnels. Meilleurs vœux pour vos associations, structures et organisations.

Que 2012 nous apporte les essentiels de la vie. Aux éclats de notre harmonie.

Merci à nos musiciens de contribuer à l’animation de nos fêtes. Merci aux membres de Cinélys de fixer les images de cette cérémonie. Merci à chacune et chacun de vous pour votre présence et votre participation.

Vive Halluin, Vive la Vallée de la Lys, Vive l’Eurométropole.

Jean-Luc DEROO

dimanche, janvier 1 2012

Début d’année, période de vœux, période de trêve.

2012 sera une année forte en périodes électorales, le quinquennat présidentiel arrivant à son terme constitutionnel. Après les élections au Sénat, vient le tour des représentants à notre Assemblée nationale. Période de choix, en temps de crise, qui affole !

La France s’est désindustrialisée. Nous en savons quelque chose dans notre ville avec ce « marqueur » du Front de Lys qui a vu disparaître des entreprises textiles de renom. Gratry, qui s’est étiolée au fur et à mesure des années, est devenue une friche en plein centre ville. Les fabricants de meubles, dont les marques sillonnaient les routes de France, Geerlandt, Bodez, la Sève, la Renaissance, ont fermé leurs portes. Le papier peint qui était un renom pour les fleurons de la ville d’Halluin a laissé son marché aux anglais, aux hollandais, aux fabricants des pays du Nord. On parle de friches Decofrance, Pacofa… La France n’est pas prête à se réindustrialiser quand on connait les difficultés à entraîner les financeurs d’opérations économiques.

J’ai toujours insisté pour qu’Halluin et la Vallée de la Lys, territoire situés dans le cœur de l’Eurométropole, présentent comme une force leur participation à la vie économique de la métropole. Est-on entendu par ceux qui ont la chance et la possibilité de disposer des moyens orientant ces choix et ces volontés ?

Ceux-là, les décideurs, ils sont maintenant au pied du mur avec la restructuration du Front de Lys.

Leur engagement de principe dans cette restructuration passe par un engagement financier conséquent, afin de couvrir les dix millions d’euros de déficit envisagé au terme de l’opération d’aménagement.

Ils sont au pied du mur ceux qui ont les atouts en mains pour déclencher les investissements et permettre le développement de notre métropole ?

A certains moments, nous ne sommes plus dans le temps du discours et les considérations d’avant-projet. Nous sommes dans l’urgence du moment de la décision.

Pourquoi donc maintenir une vocation économique quand pourrait fleurir de l’habitat ? C’est l’occasion de redire la volonté de l’équipe municipale. Cette décision à prendre maintenant, c’est une promesse d’avenir : promesse d’emplois, promesse de qualifications, promesse de dynamisme, promesse de développement de territoire, promesse de ré industrialisation.

Responsables, dites-vous ?

Bonne année à tous.

Jean-Luc DEROO

mardi, décembre 13 2011

Intérêt général

Que la Ville d’Halluin s’inscrive avec détermination dans les politiques visant à mieux assurer les orientations prévues par les textes en matière de prévention de la délinquance est de notoriété publique et nationalement reconnue.

Aussi, n’ai-je pas été surpris que M. le député du Nord, Christian Vanneste, auteur d’un rapport sur les Travaux d’intérêt général (TIG) remis à Mme le garde des Sceaux de l’époque, me sollicite sur le sujet, en tant que président du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la Vallée de la Lys. Objectif : participer à un groupe de travail, autour de M. le Procureur de la République, pour que les dispositions de ce rapport prennent le chemin de l’application.

Plusieurs rencontres au Parquet du tribunal de grande instance, une présentation et une acceptation lors de la dernière réunion du CISPD, une délibération adoptée à l’unanimité par la Ville d’Halluin et aussi par le Syndicat intercommunal Lys Nord métropole, également une position commune exprimée par plusieurs maires de la métropolie rassemblés dans le Comité des villes sécurité urbaine que j’anime, et voilà un dispositif permettant la mise en œuvre des TIG sur la rampe de lancement, conformément aux vœux de M. le député.

Les tribunaux permettent que des peines prononcées se traduisent par des heures de travail, sous couvert des collectivités, des grands organismes, des bailleurs sociaux, etc. Ces travaux d’intérêt général favorisent la réinsertion sociale et évitent l’emprisonnement, quand celui-ci n’est pas rendu nécessaire par la dangerosité des comportements des condamnés.

C’est une belle réponse de la société. C’est un objectif essentiel, déjà pratiqué avec succès dans plusieurs pays, comme la Suisse et le Canada. La France veut également être pilote dans ce dossier, dont la vitalité trouvera sa pertinence par l’engagement de ceux qui peuvent proposer des tuteurs et s’associer ainsi à une démarche de grande ampleur. Nous agissons pour que notre Vallée de la Lys y prenne sa part.

Jean-Luc Deroo

lundi, novembre 21 2011

Dixième anniversaire du jumelage-coopération Halluin- NKong Zem

Monsieur le député, Madame la conseillère générale Mesdames et Messieurs les élus Monsieur le Président d’Halluin Echanges internationaux, Mesdames et Messieurs les membres d’HEI, Mesdames et Messieurs les membres des associations Nos jeunes amis du CMEJ Monsieur le directeur général des services, Richard Delpierre Madame la directrice de cabinet, Malika Messad Mesdames et Messieurs les membres de l’école de musique, avec leurs percussions, Madame la députée de l’Assemblée Nationale du Cameroun, Odette Melaga Monsieur le maire de NKong Zem, Christophe Kenfack, et son épouse Brigitte Monsieur Fouégue, de Paris et représentant sa Majesté Victor Kana III, et Guemegni Gaston, Madame la gestionnaire de Tockem, Clarisse Nbougo, Monsieur le Président de Tockem, Pierre Marie Metangmo, Mesdames et Messieurs les représentants de Elans, Monsieur le maire honoraire de notre ville d’Halluin, Alexandre Faidherbe, Mesdames et Messieurs,

Votre présence ce matin du 19 novembre nous réjouit. Elle est le signe de l’adhésion d’un très grand nombre de nos concitoyens aux valeurs qui fondent notre action commune, ici à Halluin, au Nord, là-bas à NKong g Zem, au Sud.

La délégation de NKong Zem, au format réduit, est arrivée chez nous depuis mardi dernier. Affrontant le froid, elle a aperçu hier à midi à la Capitainerie, que le soleil pouvait aussi éclairer notre ville. Monsieur le maire, Christophe Kenfack, était alors en pleine lumière dans ce lieu remarquable. Accompagné de son épouse Brigitte, il est soutenu dans cette démarche d’aujourd’hui par Odette Melaga, députée à l’Assemblée du Cameroun, et par Mme Clarisse NBoungo, gestionnaire de Tockem.

Les chefs traditionnels ont été cloués au sol par les soins de notre administration et sur les directives de notre ministère de l’Intérieur, qui surveille de près de la sorte l’activité du ministère des affaires étrangères.

Ce dixième anniversaire que nous célébrons avec joie est important. Il est une étape dans le temps fécond des échanges. Il permet aussi de refonder les actions initiées.

Tout d’abord je tiens à insister sur la qualité des relations. Cette belle démarche de partenariat repose sur une amitié sans failles, au-delà des protocoles.

C’est essentiellement cette qualité que nous recherchons par cette coopération rendue visible. A entendre ceux qui se rendent à NKong Zem et qui bénéficient des installations touristiques de Tockem, nous comprenons combien c’est un événement que d’aller y passer un moment.

Evénement qui, après la surprise de l’agitation de la ville de Douala, assure le regard, qui le structure, qui alimente une réelle passion.

C’est un résultat évident que ceux qui ont respiré l’air du département de la Menoua et admiré le paysage des collines de NKong Zem, sont revenus avec un cœur modelé par la chaleur de l’accueil, de l’hospitalité, de l’amitié ainsi partagés et offerts. Ils ont aussi inscrit dans leur mémoire les témoignages de la dureté de la vie manifestée sans apprêt. Dès lors, après avoir eu la chance de vivre ces temps forts dans une vie, c’est devenu une urgente obligation que de multiplier ces échanges, d’en permettre le développement, et de se doter de cette ambition formidable de créer les meilleures conditions pour les favoriser, nonobstant cependant les écueils dressés ici et là par les ministères de tutelle sourcilleux et inquiets.

Il n’est pas dans nos intentions ni de présenter le miroir aux alouettes de l’exode des cerveaux ni d’affirmer que notre Europe, très vieux continent aussi, est l’Eldorado fantasmé que l’on rejoint en pirogue, en radeau ou en pédalo, au péril de sa vie.

Nous avons défini l’objectif principal, et nous le maintenons. C’est l’accès à l’eau, à l’eau propre, qui ne vient pas des marigots stagnants, c’est l’eau saine, c’est l’eau gérée par les habitants.

Nous demandons tous les ans cet effort aux halluinois, qui, eux, ne s’interrogent plus quand ils ouvrent les robinets éparpillés dans leur habitation. Cet effort est soutenu par le Ministère des affaires étrangères, par l’Agence de l’eau, et nos collectivités territoriales. Cet effort est utile car il a un effet direct sur la santé de toutes les catégories de la population de NKong Zem. Notre plan pluriannuel est ambitieux. Il est piloté par la municipalité de NKong Zem qui définit les implantations. Il est géré par l’équipe de Tockem qui exécute et fait suivre les travaux de puisage ou de forage. Il est surveillé par les habitants sur place, qui sont associés par les comités de gestion de l’eau.

Il est contrôlé par nous-mêmes lors des visites annuelles. Cette action, c’est une réussite. N’a-t-on pas entendu dire que bien des communes voisines jalousent le village rural de NKong Zem, 150 000 habitants pour un village !, de ce partenariat pérennisé avec notre ville d’Halluin.

Cette action bénéfique ne doit souffrir aucune entrave ni aucune rupture. Cette action bénéfique est essentielle au développement local.

Elle nous permet de nous regarder en égaux, chacun dans sa responsabilité, dans ce sens de l’humain, de la vie en société, qui repose de la sorte sur les bases essentielles de la philosophie humaniste et du destin de l’homme.

Vous avez déjà entendu ce propos de Victor Hugo. Ouvrir une école, c’est fermer une prison…Je voudrais le paraphraser en disant : Creuser pour ouvrir un point d’eau, c’est éloigner le tombeau.

Notre action s’appuie également sur la volonté de notre département du Nord de favoriser l’expression du département de la Menoua. Elle se prolonge dans d’autres domaines, particulièrement celui de la santé. Il s’agit là d’œuvrer dans la prévention et le soin. Domaine de l’éducation, en apportant les outils premiers pour transmettre les connaissances. Domaine de l’environnement, avec notamment le traitement des déchets ménagers. Domaine des équipements, des routes et des superstructures. Domaine touristique. Domaine des traditions et des cultures, tellement typiques et ancrées dans les chefferies.

Pour autant, nous nous sommes fixés des objectifs prioritaires que nous retrouvons inscrits dans cette charte de coopération signée et confirmée.

Dans les discussions que nous avons eues ces jours-ci, au-delà de l’authenticité qui jalonne, et des vérités qui sont des repères marquants notre trajectoire depuis les prémisses des relations et qui se sont traduits dans la signature du jumelage, en janvier 2001, sous la signature d’Alexandre Faidherbe pour notre ville, nous savons combien il est essentiel de rappeler les exigences de la déclaration universelles des droits de l’homme et du citoyen.

Nous naissons tous libres et égaux en dignité et en droit.

Au cours de ce séjour, nous avons abordé des débats qui vont au-delà du simple bonjour. Nous avons évoqué la présence de la jeunesse, et la formidable espérance qu’elle peut soulever si l’on veut être attentif à ses préoccupations. Nous avons évoqué le rôle des femmes, au combat universel pour affermir leur présence, et il est remarquable de voir parmi nous Odette Melaga, femme députée au Parlement camerounais, et elles ne sont pas si nombreuses, les femmes engagées dans les instances politiques…

Nous avons aussi abordé les questions de la formation, du développement économique. Nous avons évoqué la place des personnes plus âgées, les vieux ou les seniors, suivant les appellations contrôlées. Chemin faisant, nous avons redonné des couleurs à nos contextes locaux, à nos histoires locales, pour en saisir les richesses, pour en formuler les hésitations, pour en redire la portée. Nous avons profité de ce séjour pour aborder la participation des habitants et le fonctionnement concret de la démocratie. Où donc les gens se parlent-ils encore ? Que disent-ils ?

Ne sommes-nous pas, chacun d’entre nous, des agents polyvalents du changement, suivant l’appellation consacrée de nos amis sudistes ?

Halluin a de la chance de vivre cette relation avec NKong Zem. Que les initiateurs de ces projets de vie soient remerciés, comme soient félicités ceux qui ont toujours allumé leur passion de ces échanges au creuset des relations si belles et si fortes.

Bien sûr, nous ne sommes pas naïfs et nous savons aussi que sous les couleurs éclatantes se cachent parfois les cendres de la corruption, des combinaisons, des appétits personnels, des ambitions orgueilleuses et manipulatrices. Nous savons aussi que de nouvelles formes tentaculaires d’asservissement et d’exploitation se nichent toujours dans cet immense réservoir en matières premières, si vite consommées. Nous savons également que si des riches deviennent toujours plus riches, les pauvres et les exclus sont toujours dans les marges et grossissent en nombre, se désespérant de la vie, et souvent prêts à l’indignation et à la révolte.

Oui notre jumelage porte cet espoir d’un monde affirmé sur des valeurs de solidarité, d’accompagnement, de confiance face aux enjeux du futur.

Notre dixième anniversaire, une goutte d’eau vivifiante, porte le signe de la maturité. Nos échanges, au-delà des balbutiements et des tâtonnements, sont l’empreinte du sens de notre action collective.

C’est une fierté que de mener ce projet, avec vous, nos amis de Nkong Zem.

Longue vie à ces relations particulièrement humaines et chaleureuses.

Que nos drapeaux communs flottent au vent, symboles de notre amitié.

Nous pouvons être fiers de notre partenariat.

En conclusion de ce propos, je voudrais en votre nom à tous féliciter les agents de notre ville très actifs pour donner à cet anniversaire ses belles couleurs. Admirons le lion, provenant des ateliers d’artistes de Foumban. Admirons le masque qui s’incruste dans le drapeau camerounais sur l’espace François Mitterrand, réalisé par notre équipe de ferronnerie. Ne nous lassons pas de regarder les compositions qui ornent nos salles de réception, réalisées par nos équipes d’espaces verts, et éclairées par nos électriciens. Un merci tout particulier aux responsables des services qui ont pris en charge le tempo de ce séjour, Laetitia, Patrice, Didier, et tant d’autres dévoués et heureux de participer à cette mise en valeur.

Bravo à nos musiciens qui ont fait retentir avec éclat les sonorités rythmées de notre brousse commune.

Je vous remercie de votre attention.

lundi, novembre 14 2011

Discours du 11 novembre 2011

Novembre 2011. Le centenaire du début du 1er conflit du 20ème siècle se prépare à être commémoré. Si ce conflit fut un évènement particulièrement meurtrier, celui-ci commence toutefois à s’entourer de l’insignifiance de l’oubli, tant il se réduit à n’être qu’un objet d’histoire, passionnant bien sûr ceux qui s’inquiètent de comprendre le passé.

Oui, ils ont tort de reléguer à la seule mémoire et à son exercice, ceux qui estiment ringarde notre présence devenue coutumière devant les monuments aux morts, ils ont tort car les causes des guerres sont des états permanents et latents, facteurs de crises destructrices.

Ils ont tort de ne pas croire en la vertu de la transmission. Comprendre le passé, c’est dessiner l’avenir, ce n’est pas le figer.

Si nous sommes ici, c’est pour redire les messages qui s’adressent à notre humanité et pour participer à cette remise à l’endroit des réalités de notre vie quotidienne.

Peut-on accepter de vivre à l’aveugle, en obéissant à des lois imposées par le hasard croisé des salles de marché ?

Peut-on accepter de vivre sans s’indigner devant l’accroissement des inégalités, exaspérant les pauvres devant l’étalage du gaspillage ?

Peut-on croire que le monde peut tourner rond quand la volonté de domination et de puissance puise sa source dans les exclusions, les peurs, les haines?

En nous retrouvant ce matin pour commémorer la mémoire de ceux qui sont maintenant alignés dans des cimetières dédiés ou des nécropoles, pour participer l’expression soutenue de nos valeurs fondamentales, nous redisons avec nos mots cette fraternité de notre conscience, cette attention à ce qui construit nos démocraties, cette solidarité qui nous réunit.

Nous sommes présents, ici et maintenant, parce que nous le jugeons nécessaire. Je vous remercie de votre présence, Je vous remercie de votre écoute, Je remercie en votre nom, notre harmonie municipale qui, depuis trente ans, nous accompagne dans ces célébrations, y apportant le talent de ses musiciens, de génération en génération.

Jean-Luc DEROO

samedi, novembre 12 2011

Mon intervention lors du conseil municipal du 3 novembre 2011

Nous avons été reçus, vendredi dernier, par le Secrétaire Général de la Préfecture du Nord concernant le dossier financement de la ville.

Manifestement, il n’est pas apparu inquiet de la pratique halluinoise en la matière : amélioration continue.

Son but à lui est de comprendre nos méthodes et de situer nos engagements, étant attentif aux particularités exprimées ici même.

L’endettement de la commune est un cheval de bataille. Et si les évènements actuels vécus et subis peuvent produire des effets de méfiance, cela permettrait de dégager des marges de notoriété.

Pourtant, ce dossier nous semble trop important pour le laisser emporter par la dérive politicienne. Trop de collectivités sont engagées dans cette spirale pour ne pas tenter de désamorcer ce qui pourrait bien nous entraîner en récession.

Les banques sont utiles lorsqu’elles sont crédibles. Elles sont nuisibles quand elles n’ont plus de repères moraux et deviennent des usuriers.

Les halluinois ont le droit de connaître les tenants et les aboutissants par les médias. Ils savent combien DEXIA nous entraîne dans des impasses. Ils savent aussi qu’on ne peut imputer au seul Maire d’Halluin ce qui concerne tant de collectivités, nombreuses, de toutes tendances politiques républicaines, et qui ont besoin de se rassembler pour créer une nouvelle dynamique.

QUESTION N° 1

Pour pouvoir mieux apprécier la réalité de l’endettement de la commune, et à partir de documents précis qui ne font pas appel à la mémoire, j’ai souhaité que vous disposiez des éléments suivants :

- Le tableau d’encours de la dette au 1er janvier 2012 qui fait apparaître les 17 emprunts à taux fixe, dont deux sont à échéance proche ;

- Les 4 emprunts structurés qui font actuellement débat et qui sont l’objet d’attentions, numérotés 145, 146,147 et 149.

Celui dont je faisais état auprès de nos journalistes locaux est le n° 146, contracté auprès de DEXIA Crédit Local, structuré à partir d’une relation euro franc suisse en 2007 pour une période de 22 ans - Le fameux emprunt sur 40 ans est d’1,5 M conclu en 2003.

Vous avez, en même temps, communication des contrats, bien sûr disponibles auprès des services de la ville.

QUESTION N°2

Les relations avec DEXIA sont des relations constantes.

Force nous est de reconnaître que la crise bancaire et financière qui secoue la planète a des effets qui nous concernent de près.

Quand les emprunts ont été contractés, ils n’étaient pas appelés toxiques. Ils ont été contractés à partir des éléments d’appréciation que le secteur bancaire proposait, en nous assurant de faibles variations conjoncturelles.

C’est sur la base de ces assurances que ces emprunts ont été finalisés, de bonne foi de part et d’autre de la table.

Ces emprunts structurés deviennent usuraires quand les taux d’intérêt dépassent l’endettement et la compréhension.

Au terme de toxique, j’utilise celui d’usuraire, car alors il devient urgent de moraliser le secteur bancaire.

Il n’est pas dans notre responsabilité de connaître celui qui prête l’argent à celui qui nous propose l’emprunt.

Dans l’état actuel de notre dossier concernant les emprunts structurés :

Trois d’entre eux varient peu et sont constants, résistants aux secousses – il s’agit de l’emprunt indexé sur le LIBOR USD, de celui indexé sur l’EURIBOR 12, et celui indexé sur le taux de l’inflation.

Le premier affiche un taux d’intérêt à 4,05 %, le second nommé, un taux à 3,94 %, et le troisième à 3,66 %.

C’est ce prêt indexé sur l’inflation qui peut connaître des fluctuations dans les années à venir, quand on perçoit les difficultés économiques qui sont les nôtres, surtout si la note 3A dégringole, et nous fragiliserait.

En effet, la période actuelle, celle que nous subissons en ce moment, n’est pas propice aux emballements et à la nécessaire stabilité.

Aussi, si l’on additionne les 4 emprunts, nous trouvons l’addition publiée par LIBERATION.

Si l’on considère les 4 emprunts, nous savons qu’ils ne sont par de même nature, et que cela ne nous permet par d’extrapoler des conjectures qui ne seraient qu’hypothèses de catastrophes.

Je redis donc que les emprunts structurés se différencient en 2 catégories, ceux qu’il convient de regarder d’une manière mesurée, et celui, sur le franc suisse, qui est devenu particulièrement usuraire dans ses taux d’intérêt.

QUESTION N°3

Nous somme confrontés à une surévaluation du franc suisse par rapport à l’euro depuis peu de temps car personne ne nous a jamais alertés, même au début de l’apparition des effets nocifs de certains prêts, concernant cette parité euro-franc suisse.

Nous avons des documents émanant de DEXIA qui font état justement d’une relation très équilibrée et constante.

Aussi, nous avons décidé d’utiliser tous les moyens à notre disposition concernant un retour à la normale concernant ces emprunts structurés, en les faisant revenir dans le cadre des emprunts à taux fixe.

Cela n’est pas d’aujourd’hui que nous nous efforçons à atténuer la charge des intérêts des emprunts contractés. Les renégociations de la dette font partie des moyens disponibles à cet effet.

Toutefois, concernant l’aménagement du prêt 146 indexé sur le franc suisse, nous nous heurtons à une réelle difficulté et à une absence réelle d’interlocuteurs.

Aussi, nous avons décidé d’entrer dans l’association des 5000 collectivités qui sont dans le tracas des emprunts usuraires. Nous avons alerté le Vice-Président de la Communauté Urbaine, par ailleurs Député à l’Assemblée Nationale et membre de la commission des finances, pour utiliser le canal de la Loi.

Nous avons décidé de contacter les représentants de DEXIA, et, par le biais des Associations des Maires des villes moyennes, nous intervenons aussi dans ce cadre.

Les halluinois n’ont pas à payer la crise financière au-delà du raisonnable qui structure les relations entres les banques et la ville.

Chacun peut se rendre compte qu’avec des taux avoisinant un jour 19%, un autre 14%, en ce moment 13%, on assiste à un effet amplificateur qui aura son retentissement et peut mettre en difficulté l’établissement d’un budget, déjà par ailleurs bien contraint.

Nous savons que la négociation sur ce dossier ne peut être que globale. C’est la raison pour laquelle nous nous appuyons sur nos réseaux pour faire entendre la voix de la morale financière.

QUESTION N°4

Il ne fait pas mystère que je ne souhaite pas emprunter tant que le besoin ne se fait pas sentir expressément. Les emprunts servent les investissements.

Aussi, pour éviter d’avoir un trop grand déséquilibre à la fin de l’exercice budgétaire, et pour des raisons techniques d’équilibre des comptes, je me suis laissé convaincre que la situation actuelle était bien trop difficile pour ne pas entrer dans une démarche prudentielle.

Cela permettra à la section d’investissement, souvent présentée de manière déficitaire, de l’être un peu moins dans l’attente des subventions et dotations attendues et versées à l’issue des opérations d’aménagement.

Aussi, nous apprécions la proposition de la Caisse d’Epargne de créditer la ville d’un emprunt conséquent de 700 000 € à taux fixe, pour une période de 15 ans, à un taux de 4,84%.

Jean-Luc DEROO

lundi, octobre 17 2011

Réponse à Monsieur le Président du Groupe « Unissons nous pour Halluin »,

" Vous avez souhaité m’interpeller sur ce dossier, au regard d’éléments publiés dans un quotidien national. Chacun a pu s’interroger sur le bien fondé des informations alors mentionnées.

L’endettement d’une commune est le résultat de la politique d’investissement menée, et ce sont les équipements fréquentés par les halluinois qui ont bénéficié des interventions dans les deux décennies précédentes, période de 1990-2010.

Puis-je vous remettre en mémoire nos interventions : priorité aux écoles, soutien aux activités sportives et associatives, entretien de notre patrimoine, développement de nos activités obligatoires.

Toutes les écoles, Marie Curie, Michelet, Jean Macé, Anne Frank Jean Moulin, Montessori, ont connu des restructurations, qui ne sont pas symboliques. Les salles Alexandre Faidherbe et Adolphe Dieryck ont été construites après que nous ayons acquis le terrain d’assiette. Les salles de l’Harmonieuse et de la Schola sont des lieux musicaux exceptionnels. Des restaurants scolaires ont été mis à disposition, Pierre Declercq, Salle Bruegel, salle de l’Amicale. La capitainerie Eric Tabarly a été installée. L’espace Condorcet est ouvert ainsi que la maison des ateliers parents et des sports. L’espace petite enfance Denise Dansette a été créée, comme le CCAS a connu un nouvel emplacement. La ferme du Mont Saint Jean est devenue un lieu apprécié, avec son estaminet et sa salle des beffrois.

L’énumération peut encore et encore se poursuivre, sur bien d’autres sites comme l’Epi, la salle du Manège, l’accompagnement aux actions d’urbanisme, les travaux d’éclairage public, l’amélioration du cimetière et, bien sûr, la rénovation des églises, Saint Alphonse et Saint Hilaire. Même l’orgue a retrouvé sa jeunesse.

Les espaces publics sont là. Ils sont utilisés. Ils sont fréquentés. Ils sont utiles.

Pour les mettre en œuvre, nous avons décidé de faire appel à notre autofinancement et à l’emprunt. C’est une règle de base que de recourir aux services bancaires pour financer ces travaux, sachant que notre collectivité s’engage dans le même temps à prendre en charge les annuités et à payer de la sorte le capital investi et les intérêts qui s’y rapportent.

Cette charge de la dette, puisqu’elle est ainsi improprement dénommée, figure dans nos budgets. C’est même le premier élément apporté à l’édifice de la construction budgétaire annuelle.

Pour cela, nous avons des interlocuteurs.

Les services de l’Etat accompagnent les communes. Ils disposent des éléments.

La Chambre régionale des comptes, dans sa mission d’expertise, intervient également.

Les services bancaires utilisent des modèles afin de vérifier les tendances mises en œuvre par les conseils municipaux et nous les présentent en les commentant.

Ce sont d’ailleurs eux qui proposent les emprunts dans leurs caractéristiques.

Effectivement, comme bien des collectivités emprunteuses, nous avons fait appel à plusieurs types d’emprunts, emprunts à taux fixe, emprunts à taux variables dits structurés.

Nous avons un emprunt qui est actuellement en tangage. C’est celui indexé sur le franc suisse, puisque l’euro a décroché avec la crise financière qui se vit actuellement.

Les taux d’intérêt deviennent conséquents si des freins ne sont pas posés par ceux qui ont le devoir de légiférer.

Certes, nous pouvons négocier :

-Revendre l’emprunt en en négociant un autre auprès d’un autre organisme prêteur. Nous avons examiné cette hypothèse. Elle est diablement coûteuse.

-Faire changer la formule d’indexation. Durant cette année 2011, nous avons prolongé la durée d’un taux en utilisant un taux fixe. Cela a assuré un fonctionnement adéquat.

Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire de solutions à la petite semaine.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous associer aux 5000 collectivités qui subissent ces effets de crise, en rappelant que la banque qui nous a prêté dans ces conditions n’a pas à devenir une banque usuraire, et qu’il existe une morale. En effet, cette banque, qui est actuellement démantelée en Belgique et en France tire un profit énorme de ce décrochage de l’euro par rapport au franc suisse, les taux d’intérêt allant de 20% à 13%, tandis que le coût de l’argent est actuellement inférieur à 2%. Plusieurs villes de la communauté urbaine subissent les mêmes secousses. J’appelle à un travail commun pour une négociation commune, et surtout pour la mise en œuvre d’un texte législatif qui fait revenir à la raison. Notre participation aux Associations de Maires est essentielle à cet effet.

Cela pourrait faire sourire quand on sait que nous avons levé cet emprunt à ces conditions pour permettre les travaux sur les églises et notamment au moment où il fallait intervenir d’urgence sur l’église Saint Alphonse dont le clocher menaçait de s’abattre sur les habitations environnantes, et notamment l’école !

Nous sommes extrêmement vigilants sur ce dossier parce que nous suivons à la trace notre endettement.

Vous avez pu vous rendre compte qu’en ayant décidé depuis 2005 une pause dans nos investissements en en réduisant drastiquement le volume, et en limitant la part de l’emprunt, voire en n’inscrivant pas d’emprunt budgétaire pendant trois ans, nous avons réintégré le ratio national de la dette par habitant de notre strate de population.

Vous avez pu nous entendre également quand nous avons indiqué que nous avons décidé d’affecter notre trésorerie en excédent momentané dans un placement permettant d’éviter le recours à toute ligne de trésorerie, que la plupart des collectivités présentent dans leur approche financière.

Aussi, récemment, au vu des difficultés de la banque ayant recueilli les 500 000 euros ainsi affectés, nous venons de leur demander de bien vouloir nous les ristourner, ce qui s’est passé sans aucun problème.

Faut-il que nous fassions agir notre emprunt budgétaire de plus d’un million cent mille euros décidé avec l’adoption de notre budget primitif.

En écoutant nos collègues, il apparaît sage, devant l’attitude du secteur bancaire, de mobiliser une partie de cet emprunt afin de l’affecter dans les recettes d’investissement et de la sorte de rendre moins déficitaire cette section pour le prochain compte administratif. En effet, vous avez pu vous rendre compte que les travaux sur la nouvelle salle Persyn sont initiés, que nous sommes intervenus sur le stade Didier Deschamps pour rénover le terrain synthétique, que le dossier accessibilité va trouver ses premières initiatives lourdes, que le cinéma Le Familia va passer au numérique, que la Piscine est l’objet de nos attentions particulières et que l’éclairage public de la route départementale 617 a été entièrement modifié. Pour plusieurs de ces dossiers, des subventions sont attendues qui arrivent largement après l’exécution des travaux et il y a donc lieu de prévoir la trésorerie à cet effet, car les fournisseurs n’attendent pas. C’est la raison pour laquelle j’ai mis en place voici deux ans un comité d’engagement qui traite de toutes ces questions et permet de mettre en œuvre le calendrier des opérations, eu égard à la trésorerie disponible.

Pour autant, avec cet apport financier, nous ne sommes pas au taquet du montant de l’annuité. Ce qui assure de la sorte la poursuite de notre désendettement progressif.

Enfin, cette année 2011 est aussi l’année terminale de plusieurs emprunts définis il y a quelques années. Ce qui soulage aussi le volume de l’annuité à rembourser et permet également de tenir l’effort dans ce domaine."

Jean-Luc DEROO

dimanche, octobre 16 2011

Zulte. Halluin. Vivat, Vivat in aeternum ! Liberté, égalité, fraternité et amitié.

Quel beau moment que d’ouvrir le printemps de nos relations amicales avec nos concitoyens de Zulte !

Tout d’abord un grand merci à vous tous de créer cette fête de la rencontre, de l’amitié partagée et voulue, de la pérennité souhaitée.

La guerre 14-18 a créé des ravages et notre Europe n’a pas fini de vivre ce conflit mondial, ces conflits mondiaux puisque très vite 39-45 est venue rajouter ses charniers.

Les morts, au champ d’honneur, sont là, étendus dans des cimetières dans lesquels nous nous rendons pour ces hommages rituels et essentiels.

En les invitant dans notre mémoire aujourd’hui, ils doivent penser là où ils sont qu’il est juste que leur sang versé profite à l’arbre de l’amitié que nous plantons aujourd’hui. En effet, notre amitié intercommunale, notre décision de jumelage, y a pris ses racines.

Tous les ans, nous allons à Machelen au début du mois de septembre pour vivre la commémoration, organisée avec tant de soins par nos amis du souvenir français et notre union des anciens combattants, comme par nos municipalités respectives. Journée mémorielle au parfum de l’amitié, en présence de nombreuses personnalités, l’an passé Monsieur le ministre fédéral de l’Intérieur, comme également Monsieur le consul général de France en Belgique.

De ces rencontres automnales, dans un cadre authentique, s’est formé le projet de prolonger ce moment de devoir par une meilleure approche de nos réalités humaines, de nos réalités d’engagements, de nos ambitions communales. Nous signons un nouveau contrat, un contrat irrévocable, basé sur l’estime réciproque, l’amitié. Nous signons sans hésiter pour inscrire l’espoir dans la réalité de nos relations. Nous signons sans réserve pour inscrire nos perspectives dans la durée de notre entente.

Je suis heureux de vous avoir comme amis, vous les bourgmestres de Zulte, toi Henk Heyerick qui assure avec talent cette charge magistrale, et je cite également notre cher ami Georges Peirs, ton prédécesseur. Puis- je associer Messieurs Antoine de Mahieu et Guy Desreveaux, qui ont toujours beaucoup souhaité, avec tant d’autres, voir se concrétiser ces instants. Je suis heureux, avec mes collègues du conseil municipal d’Halluin, de saluer les échevins et conseillers municipaux de Zulte, qui sont déterminés à donner une belle allure à nos échanges fraternels.

Antoine de Saint Exupéry a écrit de bien jolis textes sur les rapports entre les hommes, et prétextant un petit prince venant de nulle part ailleurs que de notre cœur, il lui a fait apprivoiser un renard. Les ingrédients de l’apprivoisement, il les a bien décrits : le temps, l’attente, la liberté, le choix, l’émotion des instants, les projets communs.

Ici, flamands des deux côtés de la Lys, nous apprivoisons nos lions. La Lys devient Leie. Halluin, cousine de Menen, porte maintenant la naissance du jumelage avec une autre ville bordée par la Leie, Zulte. Sans frontières.

Nos enfants – par qui tout commence – participent à cette aventure, par leurs écoles et leurs jeux. Nos anciens combattants – par qui tout se mémorise – participent à cette initiative qu’ils ont déjà fondée. Nos associations,- par qui beaucoup transitent - favorisent l’expression de notre amitié commune. Nos villes – par qui tout se concrétise – s’engagent dans cette aventure. Sans frontières. La langue du cœur, universelle, nous donnera à parler longtemps et souvent de cette fraternité aujourd’hui reconnue.

Merci à vous, élus de Zulte, citoyens actifs de votre cité, de venir sceller ici notre décision commune. Merci à toi, Henk, pour ce grand moment d’émotion. Vive Zulte. Vive Halluin. Vivat, Vivat in aeternum ! Liberté, égalité, fraternité et amitié.

Jean-Luc DEROO

Leve Zulte, Leve Halluin, Vivat, Vivat in aeternum! Vrijheid, gelijkheid, broederlijkheid en vriendschap.

Wat een mooi ogenblik om de lente van onze relaties met onze medeburgers van Zulte in te zetten. Eerst en vooral hartelijk dank aan allen om het waarmaken van dit feest van de ontmoeting, de gedeelde en gewenste vriendschap, de gewilde duurzaamheid. De oorlog van 14-18 heeft verwoesting veroorzaakt, en ons Europa heeft dit wereldconflict, of deze conflicten nog niet verwerkt, want zeer snel heeft 39-45 er zijn massagraven aan toegevoegd. Op de kerkhoven waar wij heen gaan om hen rituele en essentiële eer te bewijzen, liggen zij die stierven op het slagveld. Door hen vandaag in onze gedachten te noden, moeten zij denken dat het rechtvaardig is dat hun vergoten bloed ten goede komt aan de vriendschapsboom die wij vandaag planten. Het is inderdaad zo dat onze intergemeentelijke vriendschap, onze beslissing om te verbroederen, daar haar wortels heeft.

Elk jaar gaan wij begin september naar Machelen om de herdenkingsplechtigheid bij te wonen, met veel zorg georganiseerd door onze vrienden van de Franse herdenking en onze vereniging van oudstrijders, alsook door onze respectievelijke gemeenten. Herdenkingsdag met een vriendschapsparfum, in tegenwoordigheid van talrijke prominenten, zoals verleden jaar de Federale minister van binnenlandse Zaken en Mijnheer de Algemene Consul van Frankrijk in België.

Door deze authentieke najaarsontmoetingen, is het plan gegroeid om dit ogenblik van plicht om te zetten in een betere benadering van onze menselijke realiteiten, in de echtheid van onze verbintenissen en van onze gemeentelijke doelstellingen. Wij tekenen een nieuw contract, een onherroepelijk contract, gebaseerd op wederzijds respect en vriendschap. Wij tekenen zonder aarzelen om de hoop in de realiteit van onze betrekkingen uit te drukken. Wij tekenen zonder voorbehoud om onze perspectieven van duurzame verstandhouding vast te leggen.

Ik ben gelukkig U de burgemeesters van ZULTE tot vrienden te hebben, jou Henk Heyerick die deze taak magistraal verzekert, en ik citeer ook onze goede vriend George Peirs, uw voorganger. Mag ik hierbij ook de heren Antoine de Mahieu en Guy Desrevaux associëren, die met zoveel anderen steeds heel hard de concretisering van deze ogenblikken hebben gewenst. Met mijn collega’s van de gemeenteraad van Halluin ben ik gelukkig de schepenen en gemeenteraadsleden van Zulte te kunnen begroeten, die vastbesloten zijn onze broederlijke uitwisselingen een mooie toekomst te geven. Antoine de Saint Exupéry heeft heel mooie teksten geschreven over de menselijke betrekkingen, onder de dekmantel van een kleine prins komend van nergens anders dan ons eigen hart, liet hij deze een vos temmen. De bestanddelen van de africhting heeft hij goed beschreven: de tijd, het wachten, de vrijheid, de keuze, de emotie van het ogenblik, de gemeenschappelijke plannen. Hier temmen wij, Vlamingen van beide zijden van de Leie, onze leeuwen. La Lys wordt de Leie. Halluin nicht van Menen, draagt nu de geboorte van de verbroedering met een andere stad aan de boorden van de Leie, Zulte. Zonder grenzen. Onze kinderen – door wie alles begint- nemen deel aan dit avontuur, via hun scholen en spelen. Onze oudstrijders – door wie wij ons alles herinneren- nemen deel aan dit initiatief waarvan zij de basis legden. Onze verenigingen – langs wie velen doorgaan- bevorderen de uitdrukking van onze vriendschap. Onze steden –via welke alles werkelijkheid wordt- engageren zich in dit avontuur. Zonder grenzen. De universele taal van het hart zal ons nog lang en veel doen spreken over de broederlijkheid die vandaag erkend wordt. Dank aan U, gekozenen van Zulte, actieve burgers van uw stad, om vandaag onze gemeenschappelijke beslissing te bezegelen. Dank U Henk voor dit groot moment van emotie. Leve Zulte, Leve Halluin, Vivat, Vivat in aeternum! Vrijheid, gelijkheid, broederlijkheid en vriendschap. Jean-Luc Deroo

mercredi, septembre 21 2011

Ce mardi 6 septembre, j’ai fait le tour des écoles qui sont de la responsabilité de la ville.

Toute une journée à rencontrer les directeurs, à entrer dans quelques classes, à apprécier les conditions de vie des jeunes halluinois présents dans nos locaux scolaires.

Quels sentiments dominent à la suite de cette visite ?

Tout d’abord, j’éprouve une réelle fierté de mettre à disposition des enfants des lieux « nets », « modernes », qui ne sont pas des vestiges du passé. Les écoles halluinoises ont toutes subi en quelques années une réelle métamorphose. C’est un marfqueur essentiel de notre action municipale.

Ensuite une admiration pour les équipes enseignantes toutes motivées, toutes prêtes à donner le coup de collier nécessaire pendant toute l’année scolaire pour entraîner ces enfants confiés dans des projets qui assurent le bel apprentissage de la vie, en accédant à la lecture, à l’écriture, au calcul, au développement de leur personnalité, à la communication.

Aussi un engouement pour des projets neufs et des options de modernisation à accomplir, et cela en lien avec les équipes de la ville. J’ai rencontré bon nombre des agents qui sont au service, réellement au service, durant ces moments d’école, pour le nettoyage, pour l’entretien, pour le service des repas, pour la propreté, pour la garderie, pour l’animation. Ils sont là, disponibles, faisant équipe. J’ai rencontré aussi des directeurs et directrices, passionnés par le devenir de leur établissement, et qui, suggérant, souhaitent le plus, le mieux.

Les écoles sont des lieux de vie. J’ai connu une période où l’on pouvait inscrire les enfants dès l’âge de deux ans. C’était une excellente initiative que de pouvoir le faire : parents en confiance, enfants pris en charge dès leurs balbutiements dans les premiers apprentissages, socialisation opérée et émergence des « contraintes » imposées par le groupe qui les feront vivre en société toute leur vie.

J’ai aussi connu une période où les enseignants étaient en face de groupes d’élèves raisonnables, où les classes n’avaient pas à être toujours surchargées. Une période où la pédagogie était centrée sur l’apprenant afin de lui donner les moyens d’apprendre par lui-même et avec les autres, en tenant compte de son rythme, personnalisé. Il est temps que l’on refasse confiance à des enseignants formés plutôt qu’à des enseignants obligés, par des programmes imposés.

Toute notre ville doit être éducatrice, dans tout ce qu’elle propose, par ses activités, ses animations, ses projets, son dynamisme, ses associations sportives, culturelles, de loisirs…C’est pourquoi nous attachons beaucoup d’importance à l’école de musique, à la bibliothèque, au cinéma, à la MJC, aux ateliers parents, aux écoles des consommateurs, aux actions du quartier Brel-Ferré. C’est pourquoi nous voulons donner du sens à notre charte sportive sur le fair play.

L’école dans la ville, la ville dans l’école. Prunelle de nos yeux. Jean-Luc DEROO

vendredi, juillet 1 2011

Jumelages : Halluin nourrit son réseau

L’Europe nouvelle voit concrètement le jour à travers les jumelages. A partir des rencontres entre élus, entre associations et surtout grâce à la rencontre des générations montantes : scolaires, jeunes, sportifs…

Halluin est une ville située dans un réseau européen de grande qualité, initié par notre ville jumelle allemande, Oer-Erkenschwick, que nous avons accompagnée. Les délégations de Lübbenau, Pniewy, North Tyneside et Kočevje sont ainsi venues dans notre ville signer des chartes d’échange et d’amitié, comme nous avons pu vivre des évènements chez eux. Zulte (Machelen), en région flamande, s’est, plus récemment, ajoutée à notre liste internationale et chacun sait à quel point nous avons aussi le cœur ancré à NKong-Zem, au Cameroun.

Pniewy en Pologne et Kočevje en Slovénie viennent de connaître des changements d’équipes municipales. J’ai souhaité rencontrer les nouveaux bourgmestres, et avec Jean-Claude Hazebroucq, nous avons tissé à nouveau, ces dernières semaines, les liens de l’amitié sur un fond de riches expériences, vécues ici et partagées là-bas. Nous venons de retrouver nos « jumeaux » lors du week-end de la Pentecôte à l’occasion des Jeux de l’Amitié, devenus traditionnels et qui permettent à des jeunes Européens de se retrouver dans une ambiance festive.

Les jumelages, ce sont des valeurs transmises, des dynamismes forts, des volontés affirmées. Dans ce domaine aussi, nous avons des exigences et elles sont parfaitement relayées par notre association locale, Halluin Echanges Internationaux.

Jean-Luc Deroo

lundi, juin 20 2011

Le sport, une belle école de vie !

A deux reprises, en quelques mois, la salle Adolphe-Dieryck a permis l’organisation de rencontres gymniques de très haut niveau.

L’action d’un club, l’UH Gym-danse, la présence de ses dirigeants dans les instances départementales et régionales, son nombre de licenciés, tout cela se traduit dans un moment particulièrement dense.

Accueillir les championnats de France UGSEL était une réelle opportunité dans une salle de haut niveau de faire rayonner notre ville, et de donner la possibilité de vivre des instants sportifs de grande intensité.

En même temps, se déroulait salle Michel-Bernard une belle compétition, elle aussi nationale, de développé-couché, à l’initiative de la Fédération nationale, et sous l’impulsion du club qui accueille ses adhérents rue Pasteur dans la salle Dochy.

Saluons les résultats des équipes sportives, qui, match après match, compétition après compétition, engrangent des réussites et surpassent les échecs. Notre équipe du Volley club monte en nationale 1. L’équipe des filles est, elle aussi, arrivée en tête.

Le foot halluinois n’a pas encore la dimension du LOSC ! Mais il a su jouer son année et se place en bonne position pour accéder en promotion d’honneur régionale. Rappelons que le stade Didier Deschamps va se refaire une santé cet été.

Le triathlon halluinois va clôturer cette année sportive par un spectacle de grande qualité, comme d’ailleurs les coureurs de notre Vélo-club qui sillonnent les rues de notre ville.

Les nageurs connaîtront la transformation de leur piscine. Les Judokas apprécient leur tatami. Les basketteurs s’exercent en agilité. L’athlétisme connaîtra son tempo sur les pistes et les aires de saut.

Le sport, quelle belle école de vie. C’est une exigence pour nous que d’offrir des équipements à la hauteur des exploits ! Ils sont très nombreux, les licenciés des sports pratiqués dans notre ville. Ils sont encadrés par des équipes de parents, de bénévoles, par des entraîneurs formés et dévoués, par des dirigeants actifs et entreprenants.

L’année sportive se termine avec l’année scolaire. Halluin a toute sa place avec ses athlètes et son tempérament empreint de la qualité voulue par la charte du jeu « fair play » !

Bravo à tous !

Jean-Luc Deroo

lundi, mai 9 2011

Allons-nous vers une démocratie d’abstentionnistes ?…

Bof ! Pourquoi voter ? C’est tous les mêmes ! On ne voit pas à quoi çà sert ? Cantonales, vous dites ? C’est bien ringard ce vocable !

C’était déjà le cas pour le scrutin de l’élection des députés au Parlement européen. C’était aussi le cas pour les élections de nos représentants au Conseil régional. Cela l’a été pour ces dernières élections cantonales.

En remerciant certes ceux qui se sont déplacés pour voter, la question se pose de savoir qui sont ces irréductibles votants ? Oui, qui vote ? Il y a ceux pour qui c’est un devoir à accomplir. Ils en ont appris la nécessité et la rigueur dans leur enfance et jeunesse. Certains sont fiers d’avoir toujours participé à tous les scrutins. Il y a aussi ceux pour qui c’est un droit et qui estiment qu’ils l’ont reçu en héritage des républiques précédentes et qui s’honorent d’être citoyens. Il y a également ceux pour qui c’est un combat et qui sont déterminés à exprimer leur choix.

Notre vie démocratique est rythmée par ces élections qui arrivent à échéance régulière, permettant ainsi aux élus de rendre compte de leur mandat, permettant également à des femmes d’être élues et pour elles ce n’est pas une tâche facile tant le monde politique reste masculin, donnant l’occasion bien sûr de situer les enjeux des territoires, d’exprimer les besoins des habitants, de préciser les clivages.

Comment assurer ce fonctionnement de notre administration locale si le désintérêt couve derrière l’éloignement, si le dédain prend le pas sur la participation, si les extrêmes disposent d’une marge de manœuvre élargie ou si on les appelle à la rescousse pour faire des voix?

La politique est-elle si éloignée des préoccupations quotidiennes ? Comment se fait-il qu’il y ait une telle perte de confiance dans les élus ? Il est vrai que les élus de proximité, maires, conseillers généraux, ont encore la cote, car ils sont considérés comme proches, attentifs, réactifs. Mais cette cote s’effrite. Il y a en effet un tel écart entre ce qui est propagé des comportements nationaux, ce qui est du domaine de la manipulation, et les élus de terrain, soucieux de pédagogie, passionnés par la transformation du quotidien, soutenus également par des équipes disponibles, parfois nombreuses et participatives.

Ce n’est pas en claquant dans les doigts que l’on retrouvera les niveaux d’adhésion aux élections tels que les plus anciens les ont vécus. Tout est bon cependant pour rapprocher les électeurs des élus, afin d’apprécier la sincérité de leur démarche, les principes de réalité qui les guident, la connaissance réelle qu’ils ont de ce qui se passe dans leur ville.

J’apprécie les rencontres avec les autres maires du syndicat Lys Nord Métropole. J’apprécie également les rencontres au hasard des événements et des réunions. J’estime nécessaire les discussions spontanées chez les habitants comme celle que je viens de vivre ce 20 avril dernier. Toutes ces rencontres viennent étoffer la réflexion, provoquent au recul et donnant la conscience de la distance, favorisent les conditions de l’action.

Parents et grands parents, transmettez. Jeunes, bougez. La démocratie a besoin de tous. Les valeurs de notre république, liberté, égalité, fraternité, sont à vivre. Ne sommes-nous pas responsables ?

Jean-Luc DEROO

lundi, mars 28 2011

Mais de qui s'agit-il?

Dictionnaire - Obséquieux : servile.

L’obséquieux, donc. Il se reconnaît vite. Observez son comportement. L’obséquieux s’approche aisément des personnes, et se courbe facilement sans connaître, comme l’acier, le feu de la forge. Mais-de-qui-s-agit-il ? L’obséquieux se montre gentil, affable, prévenant, et il mêle ces attitudes à ce que son ambition lui conseille de faire, de dire, d’entreprendre. L’obséquieux sonne faux. Il danse autour de sa proie dont il contemple le scalp. Ses entrechats sont les armes de sa séduction. Du moins celle qu’il suppose. Il feint la franchise. Il simule l’honnêteté. Il caresse son projet. Il est boulimique de lui-même.

La Fontaine l’a croqué dans ses fables. Molière l’a mis en scène. Pavaner et parader. Se gausser pour se hausser.

Donc, il aime son obséquiosité.

Jean-Luc Deroo

jeudi, mars 24 2011

Ce Japon qui saigne…

Japon : tremblement de terre, tsunami, centrales nucléaires ébranlées…Les pertes humaines sont immenses, et les dangers énormes. De terribles catastrophes, en série, viennent de secouer, une fois de plus, cet archipel nippon, charriant dans ses décombres tant de vies, tant de destins, tant d’intelligences. L’économie japonaise est aussi menacée par les manœuvres boursières.

Le Japon est un géant fragile. Le rythme de vie de millions d’individus est suspendu à la fourniture d’énergie. Aux drames se surajoute l’angoisse de l’explosion nucléaire.

Oui, le Japon saigne.

J’ai pu me rendre à deux reprises dans ce pays. J’y rejoignais des proches qui y séjournaient pour leur travail. Ils étaient expatriés par une grande entreprise française qui avait implanté à Ota une unité de production. C’est un pays attachant, accueillant, grouillant. Les défis, il les a tous affrontés, lui qui a dû survivre aux bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.

Ce pays, animé d’une sagesse tranquille, ce peuple, d’une politesse exquise, cette foule, disciplinée à l’envie, ce Japon, notre Orient lointain, s’est lancé dans l’aventure d’un développement maîtrisé, alors qu’il s’est assis sur des failles de la croûte terrestre qui se rappellent souvent à lui.

Il sait. Il anticipe. Et il construit des tours gigantesques, des autoroutes suspendues, des ports étendus. Les Japonais, qui vivent le risque, le combattent avec des normes sévères et contrôlées. Ils pensaient avoir fait reculer les conséquences des tremblements de terre. Ils n’ont pas résisté à la vague violente.

Le Japon est ouvert, et il souffre. Recréer et reconstruire ? Les Japonais vont s’y atteler. C’est cela aussi la mondialisation. Ce qui se passe au Japon retentit jusqu’à chez nous.

Les Japonais sont très déterminés et volontaires. Ils résisteront. Jusqu’au prochain « Big One ».

Jean-Luc Deroo

mercredi, mars 23 2011

Notre lycée doit rayonner

Dans la Vallée de la Lys, il n’y a qu’un seul lycée. C’est le lycée professionnel Saint-Exupéry, à Halluin. Il regroupe des élèves de toute la région et propose des enseignements de grande qualité en menuiserie, en commerce et aussi dans la conduite routière avec son simulateur.

Certes, la sous-administration de notre territoire n’étant plus à démontrer, les élus de la Vallée de la Lys demandent depuis longtemps la présence sur notre territoire d’un lycée d’enseignement général, qui pourrait avoir une dimension transfrontalière.

Pour autant, j’ai récemment participé aux conseils d’administration de notre lycée. En effet, le Rectorat a placé la barre à la suppression de sept postes, après en avoir annoncé neuf. Les classes seront surchargées, les répartitions en demi-groupes supprimées, les conditions de travail modifiées. Cette décision, comptable, fait mal au projet de l’établissement.

Les élèves, les parents, les enseignants, tous protestent avec vigueur contre une conception de la vie d’un établissement fondée sur le moindre coût. J’ai apporté mon soutien total à ceux qui portent notre lycée, lui donnent sa dimension et permettent aux jeunes qui le fréquentent de ne pas douter de l’avenir.

Il importe que notre lycée soit moteur dans l’approche d’une formation qui soit à la hauteur des enjeux de demain. Mais, avec 35 élèves par classe, on est loin d’une pédagogie centrée sur l’élève. On est loin d’une évaluation sur la progression des acquis. On retourne à la sélection aveugle.

En réaffirmant notre confiance au proviseur du lycée, à son adjoint, aux équipes pédagogiques, nous redisons notre volonté d’un lycée qui rayonne et donne toute sa place à « l’élève apprenant ». Avec eux, nous demandons que de vrais moyens soient accordés à notre éducation nationale.

Jean-Luc Deroo

jeudi, janvier 20 2011

Morceau choisi des voeux aux associations 2011 : Très Haut Débit

Le très haut débit ce n’est pas une farce.

C’est un problème de notre société. Comme l’a été en son temps l’accès au téléphone. Toutefois, il y a quarante ans, il y avait un service public. Les PTT. Maintenant il y a des opérateurs privés. Tout se passe comme s’il était nécessaire de mettre en œuvre un service public local pour arriver à nos fins.

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Morceau choisi des voeux aux associations 2011 : Jeunesse

Cet engagement pour la jeunesse, nous espérons qu’il sera bien présent cette année, avec l’inauguration de la résidence Luc Demeestère, dans la nouvelle rue Gabriel Pagnerre.

Il n’est nul besoin de la qualifier de sociale, cette résidence, tellement elle respirera de ce souffle vital, à l’instar du témoignage de vie rendu par ce grand personnage de notre Vallée de Lys qu’est Luc Demeestère, tellement engagé dans les structures d’administration de notre habitat.

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Morceau choisi des voeux aux associations 2011 : Nkong Zem

Les propos de Blaise Metangmo,

Président de cette si précieuse association Elans, qui bien sûr m’est proche, tant ce qu’elle promeut est important voire essentiel, et qui compte parmi ses membres tant de nos amis engagés dans ce développement mondial, d’emblée ses propos ont donné le sens de la trajectoire de cette année.

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dimanche, octobre 24 2010

La CLCV, à la pointe des innovations

La Vallée de la Lys est un lieu où bien souvent les expériences sociales ont vu le jour. Au début du vingtième siécle, c'était les syndicats ouvriers et les coopératives de production et de consommation. Au début du vingt et unième siècle, bravo à la CLCV d'avoir magnifié lors de la fête des anniversaires ce samedi 23 octobre à la salle des beffrois l'action populaire des écoles de consommateurs et des ateliers parents. Energie, disponibilité, dynamisme, sens de l'avenir et du vrai progrès social, enthousiasme... Nous sommes au coeur d'enjeux de société. Oser comprendre les mécanismes du Monde. Pour relever les défis, il faut de l'intelligence partagée autour d'objectifs simples et efficaces. Le savoir est déjà là, inscrit au coeur de la vie quotidienne. Il est là pour être partagé, compris, repéré. Il est là pour aider à prendre toutes ses dimensions.Il est là pour être communiqué et confronté. Il y a un parti pris. Les plus pauvres, les plus démunis, les exclus, ceux que la société a un devoir d'accompagner. Ceux qui subissent de plein fouet les fractures de la société et sont loin de la parole qui donne du pouvoir. Le parti pris, c'est l'action sociale, bien au-delà de l'argent social. J'affirme. Ensemble, cela réussit. Ensemble, cela donne confiance. Ensemble, cela donne de la force. Ensemble, cela crée. J'étais heureux de vivre cette après-midi de résultats, jalonnés. Décidément, cette Vallée de la Lys, avec toutes ses facettes, quelle puissance de présence. Mais pourquoi donc nos institutions sont-elles loin de ces tranches de vie. Pourquoi nos premiers vice-présidents à la Communauté Urbaine préfèrent-ils courir les salons dits de décideurs, alors que les acteurs sont souvent bien plus proches d'eux que ces fameux décideurs... Voilà la Vallée de la Lys que j'aime. Voilà la France qu'on aime. Bravo à vous, les citoyens actifs.

Jean-Luc DEROO

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