Jean-Luc Deroo, Maire d'Halluin

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vendredi, décembre 11 2009

Clément

Ce matin, c'était une foule qui s'était pressée autour de Clément Bechet. 18 ans. Il laisse une maman, secouée, un papa, triste, et une famille marquée par cette mort qui est venue faucher si jeune cet "enfant" handicapé... Emeline, sa soeur, est intervenue pour dire ces signes de tendresse, d'amour, d'affection, dans la quotidienneté des soins apportés à ceux que le handicap marque dans leur vie de relations.

La parole et les mots sont peu quand les gestes, les sourires, l'attention sont tout.

Nous vivons une société qui a fait du handicap une grande cause, grâce aux associations qui portent le destin de ceux que la vie a eu tendance à laisser sur le côté.

Je suis toujours émerveillé de ces actions de présence très sensible auprès de ceux qui à nos côtés sont les plus faibles.

Merci aux animateurs, aux soignants, aux éducateurs, et à ceux qui accompagnent, généreusement, et qui transmettent, précisément, ce que la vie nous donne à vivre de mieux : l'amour. J'ai pu être présent ce vendredi matin. Merci pour ce témoignage d'une vie proche, exprimée quand la douleur submerge. Cela donne du sens à notre action.

Jean-Luc DEROO

Intégration et laïcité

Un grand débat "national" est lancé...La France a-t-elle son identité ? Cette identité mérite-t-elle le respect ? De tout temps, notre France a évolué, et l'histoire que l'on apprend encore sur les bancs de l'école nous donne l'occasion d'en saisir les contours et l'organisation. Le royaume de l'Ile de France a annexé bien des territoires, de l'Aquitaine au Dauphiné, de la Normandie à l'Alsace-Lorraine....

La République née des événements 1789 a ses valeurs. Celles-ci sont fondamentales et s'expriment par les préambules de notre Constitution.

Au fait, et j'ai eu l'occasion de le dire récemment lors d'une rencontre à Paris, à quel moment dit-on que l'on est français ? A qui dit-on que l'on est français ? quel retentissement cela a-t-il de se dire français ? Ne dit-on pas plus souvent que l'on est "nordiste", "ch'ti"...que français ? Ne dit-on pas plus souvent que l'on est halluinois que français ? D'ailleurs, il faut toujours préciser où se localise cette belle ville de plus de vingt mille habitants ! Mais la géographie, ce n'est pas le fort de tous ! Ne dit-on pas aussi que nous sommes flamands, que nous avons des ancêtres à tel ou tel endroit, dans tel ou tel cimetière...

Et c'est bien sûr à ces diverses références que nous sommes situés. Notre peuple est fait de toutes nos diversités, et celles-ci ont parfois connu des soleils ou des climats éloignés...Martiniquais, guadeloupéens, algériens, kabyles, berbères, marocains, tunisiens, italiens, polonais, la liste peut être longue...

Récemment, un de nos amis expliquait : - le débat sur l'identité, ce n'est pas fait pour rassembler, mais pour désigner et exclure ! - les minarets qui s'invitent en France suite à la votation suisse, cela rassemble-t-il ? L'une des valeurs fondamentales qui nous rassemblent doit être la laïcité, celle qui permet de rappeler les champs de la liberté et de la mise en oeuvre des conditions de son exercice. Nous sommes toujours vigilants à ce qui rassemble, tandis que d'autres s'escriment à faire germer la division.

Ce débat sur l'identité nationale doit certainement faire des émules ...outre Quiévrain (est-on des Flandres, de la Wallonie, de Bruxelles...) ou en Espagne avec le pays basque, ou en Corse (bizarrement silencieuse !). Assurons donc notre identité locale à partir de nos richesses, des enjeux de notre territoire, et de notre avenir.

Il y a encore du grain à moudre pour faire reconnaître la Vallée de la Lys dans notre communuaté urbaine !

Jean-Luc DEROO

jeudi, novembre 26 2009

Pierre DELBASSEZ

J'ai appris, il y a quelques instants, le décès de Pierre Delbassez. Compagnon de route pendant trois mandats, de 1989 à 2008, il avait souhaité prendre du temps pour lui, afin de se soigner. Je suis allé lui remettre, il y a quelques mois, la médaille de la Ville pour ce temps donné à nos habitants.

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Développement

cameroun

J'ai eu l'occasion, avec mon épouse et des amis de la région de Dunkerque, de retrouver, lors d'un déplacement tout à fait privé-que d'aucuns se rassurent à ce sujet!- la vie camerounaise et les installations de Tockem à NKONG ZEM, notre ville partenaire, dans cet Ouest africain, département de la Menoua..

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lundi, octobre 12 2009

Entreprises en Lys

Beaucoup de moments en cette rentrée.

Dernièrement, j’ai rencontré la presse locale. Cela se fait souvent en septembre. C’est sous le signe des activités économiques et du territoire que j’ai souhaité orienter cette rentrée. Le travail avec « EPF » se poursuit concernant la partie centrale du Front de Lys. Cet organisme a été missionné par la Communauté Urbaine pour maîtriser le foncier. C’est lui qui a mené les négociations avec les propriétaires de l’entreprise Pacofa. D’autres prospectives sont en cours. Cela occasionne réunions, visites sur place, discussions, arrêt sur image. Cela donne aussi l’occasion à la Chambre économique sous l’impulsion de M. Pacory de mettre en œuvre les études relatives à ce dossier. Un cabinet d’étude sera retenu après appel d’offre afin d’imaginer le meilleur fonctionnement de ce centre du front de Lys.

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lundi, octobre 5 2009

Halluin en guerre ?

__Au détour d'une présentation d'une délibération à présenter au prochain conseil municipal, lors de la commission qui se réunit pour préparer ledit conseil, j'ai entendu de la part d'un membre de l'opposition municipale : "C'est de bonne guerre". De quoi s'agissait-il ? Le Conseil a à examiner des compte-rendus d'activité de syndicats intercommunaux dont le SIMERE. Nous avons reçu des subventions de cet organisme puisque nous avons engagé des dépenses d'enfouissement de réseaux : rue Anatole France, rue Jean Jaurès, rue de la Paix, etc.... L'occasion était donnée de dire qu'effectivement les travaux ont été pris en charge par un emprunt. Un emprunt, c'est de la dette. L'opposition n'a que ce mot en bouche : endettement. Pourtant il ne faut pas être savant pour savoir que lorsque l'on parle d'endettement, c'est parce qu'il y a eu des réalisations... Oui, si la ville a contracté des emprunts, c'est parce que nous avons réalisé. Des réalisations dont nous sommes fiers, car elles servent aux habitants. Pour ce membre de l'opposition, ne retenir que le terme "endettement" en oubliant les réalisations, c'est de bonne guerre. L'opposition se proclame en guerre, en bonne guerre. Des propos, énoncés sur un ton badin, mais qui portent en eux ce que la politique produit toujours de plus mauvais. Qu'est ce en effet que la vérité si ce n'est un combat de tous les jours pour faire coïncider des faits qui se rassemblent pour former un bouquet de réalités. On ne fait pas de travaux d'investissement dans une ville sans aller chercher de l'argent auprès de ceux dont le métier est d'en vendre. Ces travaux d'investissement, c'est quoi ? - travaux dans les écoles, - travaux d'éclairage public - travaux sur des équipements sportifs - travaux sur des équipements culturels.... Nous avons réalisé et nous avons payé. Ces travaux s'appellent ....faut-il les remettre en mémoire : salle Alexandre Faidherbe, salle Dieryck, école Jean Macé, école Michelet, salle Bruegel, église Saint Hilaire, église Saint Alphonse, ferme du mont Saint Jean, site des prés de Menin, cercle Saint Joseph....La liste est longue de tout ce qui a été fait. Les additions sont là et nous remboursons les emprunts. De quoi se plaint-on alors ? De ne pas avoir à réaliser maintenant ce qui a été mis en oeuvre hier ! En tout cas, pour nous, ces travaux, ce n'est pas un état de guerre. C'est un service rendu. Quand vous entendrez "endettement", posez-vous la question : à quoi a servi l'argent ? était-ce utile ? est-ce le bien de la ville et de ses habitants qui a guidé ceux qui , étant élus, ont accepté de prendre les responsabilités municipales ? Ne vous laissez pas prendre aux discours et aux diatribes. Halluin n'est pas un champ de bataille.

Jean-Luc DEROO__