Monsieur le député,
Monsieur le conseiller régional,
Madame la conseillère générale de Tourcoing Nord,
Monsieur le conseiller général de Tourcoing Nord-Est, premier adjoint de la Ville de Tourcoing,
Monsieur le maire honoraire, cher Alex Faidherbe,
Messieurs les maires du syndicat Lys Nord Métropole
- Jean-Jacques Veroone, maire de Warneton
- Alain Detournay, maire de Comines
- Jean-Gabriel Jacob, maire de Wervicq-Sud
- Jean-Pierre Brand, maire de Bousbecque
Mesdames et Messieurs les élus de la Ville d’Halluin, adjoints et conseillers municipaux,
Mesdames et Messieurs les administrateurs du Centre communal d’action sociale,
Mesdames et Messieurs les présidents et membres des associations,
Monsieur le trésorier principal, M. Jean-Michel Lenglet
Monsieur le Commissaire de Police, Olivier Dimpre
Madame la directrice de la direction territoriale d’action sociale
Monsieur le responsable des commissariats subdivisionnaires, Commandant Verquin,
Mesdames et Messieurs représentant les corps constitués,
Monsieur le conseiller au Conseil économique et social régional,
Monsieur le conseiller à la Caisse d’allocations familiales,
Mesdames et Messieurs les représentants de la presse locale,
Monsieur le directeur général des services,
Madame la directrice du CCAS
Madame la directrice de cabinet,
Mesdames et Messieurs les chefs d’établissements scolaires,
Nos jeunes amis du CMEJ récemment élus,
Mesdames et Messieurs les agents de la Ville d’Halluin
Mesdames et Messieurs les reporters de Cinélys,
Chers amis de l’Harmonie municipale,
Cher Monsieur Cornille, président de l’Harmonie, et également musicien,
A vous tous qui êtes présents,
Le Conseil municipal et moi-même nous vous apportons nos vœux pour cette nouvelle année qui commence.
C’est à cette fin que la tradition nous réunit dans cette salle du Manège, décorée avec tant de soins par les équipes de notre Ville.
Dès lors, c’est l’occasion de se redire les mots valeurs qui nous portent tous les jours, mots d’espoir, mots de paix, mots d’encouragement, mots de solidarité. Comme a écrit Pablo Neruda, ce grand poète chilien soutien de Salvador Allende, ces mots sont à entendre comme un collier infini empreint d’une affection donnée, sollicitée, éprouvée.
Bien sûr, 2012 est une année importante. C’est une année de rendez-vous essentiels. Bien des enjeux sont à portée de vote pour notre pays, pour l’Europe, pour le monde…
Comme nous ne sommes pas de ceux qui attendent des hommes providentiels pour changer le cours des choses, nous observons les réalités, nous regardons les difficultés, nous engrangeons les succès, et nous créons où nous sommes le sens de l’histoire.
Acteurs dans la vie de notre ville, nous favorisons les histoires de vies, nous donnons du corps à l’histoire de nos associations, histoire de groupes et de collectifs, histoire animée par l’esprit des femmes et des hommes soucieux d’exprimer leurs convictions et de construire leur destin, sans trop d’entraves ! Combien d’idées géniales ont été concrétisées par ceux qui se sont mis en route, syndicalistes, membres de la société civile, porteurs de projets, coopérateurs de mouvements…Rares sont ceux qui cherchent à les reconnaître durablement et à leur assurer les moyens de leurs missions. Tel n’est pas le cas dans notre ville, et c’est avec fierté que nous pouvons prévoir les vingt années d’existence de l’EPI, ce haut lieu social, qui structure tant d’années de combats, tant d’accords collectifs, tant d’attention à ceux qui ont besoin de justice et de liberté.
Comme notre ville est riche d’associations, elle fête volontiers leurs anniversaires.
Trente années, c’est déjà une belle histoire. La naissance était hier. Notre Harmonie municipale a trente ans et l’a fait partager. Merci à Dominique Cornille d’avoir retracé l’histoire de notre harmonie qui nous est chère, chère à notre cœur évidemment, ici même, répondant à mon invitation d’ouvrir à double titre cette séance de vœux, comme une reprise des si beaux spectacles dont ils nous ont régalés. Comme dans un opéra, l’ouverture de notre cérémonie a été exécutée magistralement par nos musiciens sous la conduite de leur chef Jean-Noël Oldman. Et pour parfaire, nous avons écouté l’hymne de leur président Dominique Cornille.
Oui, cette année est placée sous l’ouverture de la musique et de son expression. Il y a dix ans, c’était l’inauguration de ce pôle musical, tant apprécié dans le quartier de la rouge porte, avec cette salle de l’Harmonieuse, dont le nom résonne comme une belle entente et une promesse. Quel beau pari que d’avoir investi dans ce lieu comme dans l’école de musique, la Schola !
Il n’y pas de fête sans musique, et nous pouvons dire que nous sommes dotés dans la Vallée de la Lys de groupes de grands talents, harmonies et philharmonie, chorales, sociétés, formations en ensembles. Halluin n’est pas en reste avec ses associations qui font rayonner notre ville aux quatre coins de la métropole et d’ailleurs, La Lyre à la renommée sans égale, la Chorale du Mont, qui a pris son envol vers l’excellence, la société des accordéonistes, prestigieuse évidemment, les Amis d’en haut, Hugues Fantino, et les musiciens de l’Harmonie, qu’on retrouve avec bonheur dans les rythmes de l’année. Sans oublier les groupes de jeunes qui, avec leur adhésion à la Mjc-Centre social, bénéficient des installations de la salle de répétition tout à fait adaptée aux amplifications. Groupes heureux de célébrer Euterpe, la muse de la musique, avec à leurs têtes des chefs de grande qualité, bien sûr, qui insufflent, provoquent, dynamisent, rivalisent et triomphent avec fierté. L’œuvre est ainsi accomplie, qui vient faire sortir de chez eux ceux que la culture n’est pas venue cueillir au berceau.
Aussi, formons le rêve d’une expression culturelle de haut niveau à partir de cette pratique musicale ambitieuse dans notre Vallée de la Lys, terreau d’une offre audacieuse qui assure tradition et modernité, rayonnement et accueil, associant les « passionnés » des notes et des dièses, des tons majeurs et mineurs, du soprano à la basse à la recherche d’un public qu’il faut fidéliser et enthousiasmer.
Une ville comme la nôtre, un territoire comme le nôtre a besoin d’associations vivantes, expressives, à l’affût d’idées nouvelles, qui s’adaptent, qui innovent, qui proposent. Que serions-nous sans cette vie associative, dense, chaleureuse, soutenue ? Que serait une ville sans le souffle ?
Participant à la cérémonie linselloise, j’ai entendu jeudi 28 décembre dernier Jacques Remory, maire de Linselles, faire écho à la vie associative de sa commune. Les termes prononcés sont ceux que nous tenons avec constance, et aussi avec vigilance. Une association, c’est d’abord des bénévoles. Bénévoles, parce qu’ils le veulent bien, disent certains ! Nous ne dirons jamais assez notre reconnaissance à l’égard de ceux qui comme vous tous donnent du temps, de l’énergie. Les bénévoles responsables se projettent et portent leur association, comme la prunelle de leurs yeux. Ils disent parfois indépendance, autonomie, et ils savent bien que s’il n’y avait pas une politique municipale digne de ce nom, qui entreprend avec eux, qui les soutient, qui les assemble, qui met à disposition, qui organise, très vite ils perdraient pied, ils baisseraient pavillon, ils disparaitraient dans la masse des « ya ka ». Une politique municipale, c’est assurément du temps donné et de l’énergie déployée.
Permettez un clin d’œil particulier aux élus qui savent ce que veut dire disponibilité, et qui ont le souci permanent de chacune et de chacun de vous. Il est adjoint aux associations et aux fêtes, Jean-Claude Klimanek. Adjoint à la vie sportive, Didier Delahousse. Adjoint à la culture, Laurent Caure. Conseiller aux échanges internationaux, Jean-Claude Hazebroucq. Adjointe à la vie sociale, Jocelyne Lefebvre. En les citant, je souligne l’esprit d’équipe qui anime les conseillers actifs de l’équipe municipale comme également leur volonté de proximité dans leurs rencontres avec les associations !
Quelle diversité de talents dans une équipe municipale comme dans la ville, avec des centres d’intérêt qui souvent forcent l’admiration et encouragent à vivre le quotidien, quand celui-ci se fait rude, et ne donne pas de grandes perspectives, ni ne dégage d’horizons ?
La vie sociale…Bien nécessaire ! Le site « abbé Pierre », qui regroupe nos associations caritatives, et abritera l’épicerie solidaire, est devenu un lieu remarquable de notre ville, une pierre de touche, une pierre angulaire aussi car, avec le CCAS, c’est bien notre vocation humaine qui s’enracine dans la solidarité, en s’opposant à l’égoïsme, qui fonde la fraternité, en luttant contre l’individualisme. C’est bien là un enjeu crucial de société de vivre ensemble. Notre volonté de créer ce « Vivre ensemble », c’est comme je le disais tout à l’heure donner du crédit et la parole à ceux que l’élite dédaigne volontiers.
Une société qui exclut et qui stigmatise, qui désigne et qui s’arroge le droit de désigner les vainqueurs de la course à la consommation, une société qui porte secours aux banquiers et qui relève le prix des denrées et services de première nécessité, une société qui protège les profits et fait ployer les plus faibles, cette société ne ressemble-t-elle pas à cette gravure que chacun a pu analyser dans sa jeunesse en feuilletant les livres d’histoire où l’on représentait un Tiers-Etat courbé, sur lequel s’asseyaient sans vergogne et le clergé et la noblesse.
Oui, nous rencontrons la misère. Oui, nous portons secours et assistance. Premiers devoirs d’une humanité à la française qui célèbre avec fierté les valeurs de sa République. Notre attention va d’abord à ceux-là qui ont besoin d’une approche collective et qui relèvent la tête, comme ceux qui ont renversé ici et ailleurs leurs tyrans, leurs dictateurs. Indignés, nous le sommes souvent devant le gaspillage, la profusion, et l’état abîmé de notre planète. Indignés nous le sommes également devant les décisions qui protègent les uns en prenant dans la poche des autres. Indignés, nous le sommes surtout quand le manque de considération de l’urgence des moyens pour assurer l’éducation, la santé, la sécurité est la marque d’un libéralisme qui fixe obstinément la ligne des courbes qui clignotent comme autant de feux rouges !
Avec l’insistance de notre adjoint à la vie économique, Marc Desbuquois, nous poursuivrons notre approche concernant le commerce local en nous inscrivant dans une nouvelle démarche soutenue par le fonds d’intervention national, le FISAC.
L’attention est toujours aussi soutenue dans les grands dossiers regroupés dans l’expression « agenda 21, développement durable ». Le dynamisme de nos élus, Alain Cappe, Hamza El Kostiti, Catherine Vanthomme, est exemplaire et permet le développement de nos actions sur notre territoire local, en y associant de manière volontaire les agents municipaux.
Je me permets d’insister sur l’envergure de notre équipe soudée et rassemblée. Avec Bérénice Bousse, Maria Ascension Deblock, Jean-Louis Leoen, Françoise Verein, Michèle Nollet, Claudette Lebas, je tiens à les citer, nous poursuivrons toutes les actions initiées dans la lutte contre l’habitat insalubre, la ville étant pilote dans ce dossier communautaire, dans le domaine de l’accessibilité, dans celui de l’apprentissage du néerlandais, dans l’approche résolument féministe des préoccupations sociétales, dans le développement de la ferme du Mont Saint Jean, des écolodges, des espaces naturels de notre ville.
Ensemble, nous construisons la paix sociale, en misant sur l’imagination et la bienveillance, en proposant et en allant de l’avant.
Nous avons déterminé nos objectifs, nous les avons proposés, vous les avez adoptés, et évidemment notre contrat de 2008 se finalise. Je ne vais pas entonner la liste à la Prévert. Je ne mets pas en doute votre capacité à saisir les évolutions et les changements. J’insiste cependant sur quelques aspects qui vont alimenter encore quelque temps les conversations.
La piscine va entrer dans sa rénovation après tout le temps qu’il aura fallu pour définir le programme des travaux, et s’assurer du fonds de concours communautaire. Le permis de construire vient d’être déposé, et s’il n’y a pas d’encombres, les travaux démarreront au printemps.
La place Jacques Delors va entrer dans sa phase d’exécution et avec bonheur prendra ses aises dans le no man’s land actuel. Cette place Jacques Delors, transfrontalière, sera limitée du côté français par un rez-de-chaussée commercial, utile. Bien sûr, du logement sera proposé pour permettre notamment l’accessibilité au centre ville de ceux qui, vieillissants, sentent la nécessité de venir profiter des installations de proximité. Sur cette place, viendra se loger une maison du transfrontalier, centre d’accueil et de ressources, notamment pour ceux qui, en France ou en Flandres, exercent leur activité et assurent le développement de notre Eurométropole. Nous avons lancé le défi d’une pose du premier pavé de la place le jour la fête de l’Europe, le 9 mai prochain.
La maison de la petite enfance Denise Dansette- D’Huyveter va trouver un complément, elle qui dispose déjà de la halte-garderie les p’tits mômes à son actif. En effet, pour répondre aux besoins de garde de plus en plus exprimés par les jeunes parents, souvent salariés, il est nécessaire de concevoir un espace que certains dénomment « multi-accueil ». L’emplacement prévu fait l’objet d’études architecturales en avant-avant projet de sorte que nous puissions lancer le dossier auprès des financeurs que l’on attend généreux, Conseil général, Caisse d’allocations familiales, Etat. Gaelle Thual, adjointe à le petite enfance, s’y emploie avec ténacité.
La nouvelle salle Persyn prend forme. Sa mise en activité permettra de libérer les espaces du centre culturel Albert Desmedt afin de développer notre bibliothèque et d’y loger les cyber-centres, lieux ressources utiles également pour toutes les recherches et les formations que le numérique propose avec souplesse. Dans le même mouvement, les archives municipales trouveront leurs aises à côté de la maison des échanges internationaux, dans l’ancienne salle Persyn devenue dès lors disponible. Et sur le site Condorcet, nous pourrons déployer les moyens nécessaires aux associations lorsqu’elles souhaitent disposer des lieux adaptés pour leurs assemblées générales et autres réunions tout autant nécessaires.
Afin de déployer les activités des services de la Ville, nous finalisons les aménagements des ateliers municipaux, certainement sur le site du Front de Lys, sur des terrains propriété ville, avec l’intention d’accélérer les approches perçues comme trop lentes de la part de ceux qui ont pour fonction de décider des aménagements permettant le développement économique. D’autre part, la Caisse d’assurance maladie a décidé de regrouper ses services tout en restant présente par son antenne sur notre ville. Aussi, nous envisageons l’acquisition opportune de ce site rue du 11 novembre en souhaitant doter notre conseil municipal d’une salle de délibérations plus spacieuse, pouvant accueillir les futurs trente cinq conseillers municipaux qui auront à siéger lors du renouvellement de 2014, et ainsi améliorer les locaux de notre hôtel de ville.
Bien sûr, comme je viens d’y faire allusion, nous travaillons avec les services communautaires et les promoteurs et bailleurs pour considérer toutes les évolutions et travaux. Certes nous aurions tort de ne pas nous féliciter avec les 99 % d’halluinois satisfaits des travaux réalisés par le Conseil général sur l’ex RN 17 devenue route départementale 617, accessible aux convois exceptionnels et donc aux engins agricoles, n’est-il pas. Dire qu’il s’agit là d’une belle réalisation, c’est effectivement une lapalissade, tellement nous attendions la restructuration de cette voirie assurant confort et sécurité aux piétons et cyclistes !
Bien sûr la démolition de la friche de la rue du 11 novembre donnera à cette rue un aspect centre ville tout à fait remarquable avec la mise en place de logements aérés et confortables en complémentarité avec le site Pompidou. Et nous sommes sûrs que les travaux de voirie réalisés dans le quartier de la Rouge Porte et de la rue Gabriel Péri sont de bon aloi. Je n’oublie pas les approches concernant l’espace de la halle NKong Zem, avec la mise à disposition d’un véritable espace de stationnement et d’un square à utiliser sans modération par les jeunes parents qui ont investi ce quartier. Notre équipe ferronnerie est à l’œuvre, avec la bienveillance de notre conseiller aux travaux, Jean-Pierre Vercruysse.
Le dossier « Très haut débit » est dans le fourreau de la fibre optique. A notre initiative, de nombreux maires de la Communauté ont fait considérer ce dossier dans toutes ses dimensions, et la décision du 1er juillet 2011 est tout à fait active. Stéphane Bedleem surveille jalousement tous les tenants et les aboutissants de ce lourd dossier, essentiel pour l’avenir économique et commercial de notre territoire, et attendu par de nombreux habitants de notre ville demandeurs de plus de rapidité, de plus de confort, de plus d’amplitude, et davantage d’accès dans ce moyen de communication qu’offre Internet à notre planète. S’inscrire dans la démarche très haut débit n’est plus un rêve. En bénéficier le plus tôt possible est maintenant devenu notre réalité. Attention cependant à ce que nous n’ayons à souffrir des vicissitudes de la concurrence et des réflexes possessifs des opérateurs traditionnels.
20 301 habitants, c’est, au 1er janvier 2009, le résultat du recensement de la population par l’INSEE. Nous augmentons de « 245 habitants inséiques » en nous installant durablement dans la strate des villes de plus de 20 000 habitants.
Cette année 2012 sera marquée encore et toujours par un regard porté avec détermination sur la situation des jeunes, de plus en plus fragilisés. Avec nos collègues Yasmina Chigri, Fatima Guettaf, nous poursuivrons les approches concertées.
La prochaine publication de notre Projet éducatif communal, en cours de finalisation sous la responsabilité de Laurent Caure, adjoint à la Culture, soutiendra le sens des actions santé, pilotées par Jennifer Lacroix, conseillère déléguée, favorisera les soutiens aux projets pédagogiques des écoles, impulsés également par Fabrice Varrasse, adjoint à la vie scolaire, contribuera à la préparation du sixième forum « parentalité » qui se tiendra en novembre prochain avec le concours des ateliers parents. C’est dans cet esprit également que nous développerons de nouvelles actions en matière de sécurité routière, concoctées par notre conseiller Thierry Demeester. Les conseils avisés de la commission extra-municipale animée par Jacques Vanoverberghe, adjoint influent à l’urbanisme et à la circulation, sont souvent à l’origine de bien des démarches pertinentes en direction des instances de la Communauté urbaine, responsable en la matière.
Cette communauté urbaine nous concerne dans la plupart des aspects de notre vie halluinoise. Elle est puissante dans ses actions, déterminée dans ses choix, lorsque ceux-ci sont vraiment partagés. La recherche des territoires fonde bien des interventions, par la réalisation des fameux contrats, sur lesquels se construisent les priorités. L’organisation de cette communauté comme sa gouvernance font partie des préoccupations et nous obligent parfois à l’expression. Nous ne pensons pas que la discipline de groupe entraîne de fait l’allégeance, qui est la première forme de la soumission.
Halluin est située dans le territoire tourquennois, séparée de ses villes consœurs constitutives de la Vallée de la Lys. Nous voulons promouvoir cette Vallée de la Lys parce qu’elle est un bassin de vie, un bassin identifié par ses caractéristiques industrielles, ses commerces, ses infrastructures. Notre volonté de donner vie à ce territoire est portée par la volonté des maires des communes qui entendent s’associer dans ce destin. Euralys désigne cette force de proposition économique, comme on dit naturellement ailleurs Euralille, Euratechnologies, Eurasanté…Nous sommes dans l’Eurométropole, au cœur de cette eurométropole, et c’est ce développement que nous voulons assurer par des actions concrètes, visibles, et unifiantes. Cette perspective, qui s’inscrit dans la géographie de notre territoire, à la fois très agricole, à la fois très urbain, à la fois industriel et de services, à la fois résidentiel et d’habitat, cette perspective est celle qui nous donne une force unique et qu’il nous faut imposer dans le paysage métropolitain. C’est le gage de moyens nouveaux et d’actions innovantes, centrés sur la Lys, centrés sur les espaces naturels, qui font du parc de la Lys et du pays du Ferrain une réalité bientôt incontournable, reliant ainsi les prés du Hem d’Armentières, et les espaces structurants de la Flandre voisine.
Oui, la Vallée de la Lys est un cœur qui bat au rythme des événements qui nous atteignent.
En ce moment même, à Linselles, nombreux sont ceux qui entourent les familles d’Antoine de Léocour et de Vincent Delory, pour inaugurer la stèle qui rappelle le drame de la mort de ces deux jeunes pris en otage. Nous partageons bien sûr leur émotion ici même.
Oui, la Vallée de la Lys sait aussi s’organiser pour se donner des structures modernes d’intervention. Le Centre d’incendie et de secours est bien installé à Bousbecque, profitant de la fameuse route créée par le conseil général, et à laquelle sur Halluin nous avons donné le nom de boulevard de l’Eurométropole.
Oui, la Vallée de la Lys sait se regrouper, avec des actions comme le CLIC, animé par notre collègue Jean-Pierre Brand, comme le CISPD, que j’anime. Oui la Vallée de la Lys sait préparer l’avenir en préparant collectivement notre inscription dans le futur schéma de cohérence et d’organisation territoriale de notre métropole.
Oui, la Vallée de la Lys sait porter les dossiers lourds de l’emploi et de l’insertion, engagés que nous sommes dans les fonctionnements de la Mission locale Tourcoing-Vallée de la Lys, de la Maison de l’Emploi Lys – Tourcoing, du plan local d’insertion. Dossier essentiel et qui trouve son prolongement à la Région Nord-Pas de Calais et à la Communauté urbaine, sans oublier les comités locaux présidés par les conseillers généraux. Je sais pouvoir compter sur la présence de Jean-Gabriel Jacob, maire de Wervicq dans ce dossier.
Pour poursuivre la métaphore de l’orchestre d’harmonie, s’il y a un chef, il y a les musiciens, et les partitions. Même s’il y a dans le conseil municipal des dissonances qui proviennent certainement des partitions différentes à jouer, la ville d’Halluin avance au fil des projets et propose sa musique. Etre élu aujourd’hui, ce n’est pas toujours bien facile. Dernièrement, la plainte déposée par l’une des nôtres à la suite d’une vive altercation sur des espaces presque publics, a fait l’objet de dérision de la part de lecteurs indélicats, qui, comme les auteurs lillois des articles publiés, ont préféré ne pas prendre contact avec la victime, accordant ainsi beaucoup d’honneur à un coupable, déjà bien connu pour ses accès de violences répétés. Où, dans cette affaire, et dans les colonnes, se situe ce fameux débat contradictoire si souvent réclamé ? Et comment ne pas demander de la retenue à ceux qui s’expriment sur des faits qui se sont déroulés, sans en être les acteurs ou les témoins, et à partir desquels, bien sûr, en distordant l’événement évoqué, s’articulent dénigrement, suspicion, dévalorisation de fonctions. Le droit à l’expression est-il synonyme du droit au mépris ? Les élus perdent-ils avec leurs fonctions le droit au respect pour eux-mêmes et leur famille ? Ne sont-ils plus des personnes, affirmant le sens de valeurs, qu’ils ont souvent reçues de leur éducation et qu’ils ont trempées au creuset de leur engagement, valeur de disponibilité, d’honnêteté, de sens des autres ? N’ont-ils pas le droit eux aussi aux égards que la politesse exige et que la bienséance commande ?
Pour reprendre un beau slogan, nous préférons vraiment dire nos souhaits avec des fleurs. C’est bien en ce sens que, pour donner de l’éclat à notre Ville, à notre territoire, nos agents municipaux rivalisent et offrent à nos yeux des sites respectés. L’attribution de la deuxième fleur est une bien jolie récompense, couplée avec le prix attribué aux jardins familiaux. Merci à tous ceux qui, à l’unisson, contribuent à ce « mieux vivre ensemble »
Aussi, j’espère pouvoir nous retrouver le jour de la fête de la musique autour de l’œuvre réalisée par Richard Sobus et les ateliers municipaux au rond-point de la rue d’Oer-Erkenschwick et de Linselles, associant musique et art dans un même mouvement !
2012, une année qui porte nos espoirs. 2012 une année à vivre pleinement.
Meilleurs vœux à vous tous ici et aux halluinoises et halluinois.
Meilleurs vœux personnels. Meilleurs vœux pour vos associations, structures et organisations.
Que 2012 nous apporte les essentiels de la vie. Aux éclats de notre harmonie.
Merci à nos musiciens de contribuer à l’animation de nos fêtes. Merci aux membres de Cinélys de fixer les images de cette cérémonie. Merci à chacune et chacun de vous pour votre présence et votre participation.
Vive Halluin, Vive la Vallée de la Lys, Vive l’Eurométropole.
Jean-Luc DEROO